Conduire quand l’adhérence des pneus à la route est réduite

Plusieurs facteurs peuvent réduire l’adhérence des pneus à la route et entraîner des dérapages ou allonger la distance de freinage. Une mauvaise adhérence des pneus nécessite donc d’adapter sa conduite. Voici quelques conseils pratiques lorsque les conditions sont plus dangereuses, à connaître si vous passez votre permis de conduire.

Les conditions qui réduisent l’adhérence des pneus à la route

De nombreuses conditions diminuent l’adhérence des pneus à la route. En cas de mauvaises conditions météorologiques ou d’obstacles, l’attention est de mise !

La neige, un facteur qui réduit l’adhérence des pneus à la route.
La neige, un facteur qui réduit l’adhérence des pneus à la route.

Pluie et neige : réduction de l’adhérence des pneus et de la visibilité

Par temps de pluie ou de neige, l’adhérence des pneus à la route est fortement réduite. Plusieurs éléments de la chaussée sont rendus particulièrement glissants, comme les marquages au sol (peinture), les plaques d’égout, les feuilles mortes. La probabilité de déraper sur ces surfaces est donc accrue. Dans certains cas, il peut même se produire un phénomène qui entraîne la perte totale du contrôle du véhicule : l’aquaplaning.

De plus lorsque la chaussée est mouillée, la distance de freinage est multipliée par deux. Sur route enneigée, cette distance est encore plus longue. C’est pourquoi vous devez être prévoyant et anticiper au mieux la conduite des autres usagers.

La luminosité et la visibilité en voiture sont réduites en cas de neige et de pluie. Malgré les essuie-glaces avant et arrière, la perception est altérée. N’hésitez pas à utiliser la ventilation pour éviter la buée, ainsi que vos feux de voiture.

Verglas : adhérence des pneus très faible et dangereuse

Une chaussée verglacée est extrêmement glissante. L’adhérence des pneus à la route est très faible, ce qui rend le véhicule quasi incontrôlable. La distance de freinage est bien entendu démultipliée également. Rouler sur du verglas augmente considérablement les risques d’accident et nécessite des précautions très particulières, comme nous l’évoquerons plus loin.

Graviers, plaques d’huile : obstacles à l’adhérence des pneus

Surveillez bien la chaussée, les obstacles à l’adhérence des pneus sont nombreux. Une plaque de gasoil ou d’huile d’un véhicule passé avant vous aura les mêmes effets qu’une plaque verglacée ! La présence de graviers sur la chaussée peut entraîner des dérapages également, surtout dans les courbes. Évitez ces obstacles autant que possible et si vous n’avez pas le choix, ralentissez.

Vitesse et adhérence des pneus à la route

Tout le monde n’en est pas forcément conscient, mais la vitesse diminue l’adhérence des pneus à la route. Plus vous roulez vite, plus vous aurez de chances de déraper et de provoquer un accident, surtout dans les virages.

Equipements spécifiques pour améliorer l’adhérence des pneus

Pneus hiver pour une meilleure adhérence des pneus

Les pneus neige, la meilleure solution pour une bonne adhérence des pneu à la route.
Les pneus hiver : la meilleure solution pour ne pas déraper sur la neige.

Pour minimiser la perte d’adhérence, il existe des pneus spécialement conçus, appelés pneus hiver (ou pneu neige). Leur structure augmente l’adhérence des pneus à la route et les rend donc plus adaptés pour la période d’hiver, sur sol mouillé, enneigé ou verglacé.  Leur utilisation diminue nettement le risque d’accident.

Les chaînes et les chaussettes pour augmenter l’adhérence des pneus

Vous pouvez mettre des chaînes sur vos roues pour augmenter l’adhérence des pneus sur route enneigée. Les chaînes sont autorisées uniquement dans certaines zones, qui seront signalées par un panneau. Des chaussettes à neige en textile existent aussi mais sont moins efficaces.

Adapter sa conduite en cas de faible adhérence des pneus à la route

Distances de sécurité et vitesse adaptées en cas de faible adhérence

Comme nous l’avons déjà dit, la vitesse est l’un des facteurs réduisant l’adhérence des pneus à la route. Réduisez donc votre allure et augmentez la distance de sécurité avec le véhicule qui vous précède, pour avoir le temps de réagir face aux dangers de toute sortes.

Perte d’adhérence des pneus : freiner progressivement

Si par mégarde vous dérapez sur une plaque de verglas ou sur de la neige par exemple, restez calme et ne freinez surtout pas brutalement. Au contraire, appuyez doucement et de manière répétée sur la pédale de frein. Un freinage sec et soudain en cas de perte d’adhérence des pneus à la route risquerait de bloquer vos roues.

Évitez les coups de volant pour assurer l’adhérence des pneus

Ne pas faire de coup de volant quand l'adhérence des pneus est réduite.
Évitez les coups de volant pour ne pas déraper.

Lorsque l’adhérence des pneus à la route est faible, un coup de volant trop brutal risquerait de vous faire déraper ou perdre le contrôle du véhicule. Conduisez avec souplesse pour éviter tout accident ou queue de poisson involontaire !

En suivant ces conseils, vous réduisez les risques d’accidents en cas de perte d’adhérence des pneus. Mais n’oubliez pas, de nombreuses autres situations dangereuses existent, comme la conduite de nuit par exemple.

Comment réussir un démarrage en côte ?

Qui n’a jamais stressé lors de son premier démarrage en côte ? Ou même lors des suivants ? Cette manœuvre parfois demandée le jour de l’examen du permis de conduire peut être source d’angoisse. Pourtant, en appliquant la bonne méthode et avec un peu d’entraînement, faire un démarrage en côte n’est pas si difficile.

Comment faire un démarrage en côte.
Avec de l’entraînement, faire un démarrage en côte n’est pas si difficile

Selon les situations, deux techniques pour faire un démarrage en côte

Démarrer une voiture est un chose. Démarrer en côte en est une autre ! Pour effectuer un démarrage en côte en voiture, il faut d’abord décider quelle technique utiliser, en fonction de la pente. Il existe deux techniques différentes, l’une avec frein à main et l’autre sans.

Comment faire un démarrage en côte en pente raide ?

Voici comment faire un démarrage en côte avec une technique particulièrement pratique dans les pentes raides : la technique du frein à main.

  1. Lorsqu’on est à l’arrêt en pente raide, on enclenche le frein à main en tirant sur le manche, sans forcer et sans appuyer sur le bouton, jusqu’à son blocage.
  2. Toujours à l’arrêt, On débraye puis on enclenche la première vitesse.
  3. On relâche la pédale d’embrayage jusqu’à ce que l’avant du véhicule commence à se soulever légèrement. On est à ce moment en point de patinage et on maintient cette position.
  4. Lorsqu’on est prêt à avancer et finaliser le démarrage en côte, on ajoute de l’accélération pour donner de la puissance au moteur, puis on retire le frein à main. Pour cela, on tire le manche légèrement vers le haut, on appuie sur le bouton, puis on descend le manche entièrement en maintenant le bouton appuyé.
  5. On maintient le point de patinage pendant 3 à 4 secondes environ jusqu’à ce que le véhicule soit bien lancé, puis on lâche l’embrayage.

Et voilà comment faire un démarrage en côte au frein à main. Suivez ces conseils et tout ira bien ! De plus, faire un démarrage en côte à l’aide du frein à main permet de prolonger la durée de vie de l’embrayage car vous embrayerez avec plus de souplesse et de maîtrise.

Comment faire un démarrage en côte en pente douce sans le frein à main ?

Voici la technique pour faire un démarrage en côte lorsque la pente est assez douce et que vous vous sentez assez à l’aise pour ne pas utiliser le frein à main.

  1. En conservant le pied sur la pédale de frein, on débraye puis on enclenche la première vitesse.
  2. On relâche la pédale d’embrayage jusqu’à ce qu’une vibration du moteur se fasse entendre. Il s’agit donc du point de patinage. Ensuite, on lâche le frein. A ce moment, le véhicule doit être en équilibre et ne doit donc ni avancer, ni reculer.
  3. On ajoute de l’accélération pour donner de la puissance et lancer le véhicule, en gardant le point de patinage 3 à 4 secondes. Puis on relâche l’embrayage et on continue à accélérer pour avancer.

Si vous avez peur de caler, de partir en arrière et de heurter le véhicule derrière vous, gardez en tête que le frein à main est juste à votre droite ! De plus, n’oubliez pas que vous pouvez réserver des leçons avec un enseignant Lepermislibre pour travailler vos démarrages en côte, que ce soit pour préparer votre examen du permis de conduire ou simplement reprendre confiance en vous. Dans tous les cas, nos enseignants diplômés Lepermislibre seront là pour vous aider.

Comment réussir un démarrage en côte : bonus pratique

En complément des techniques de démarrage en côte présentées ci-dessus, découvrez comment réussir un démarrage en côte à coup sûr grâce à ces astuces.

Ne pas avoir peur de “pousser” le moteur lors du démarrage en côte

En côte, la voiture aura besoin de plus de puissance que sur terrain plat pour avancer, surtout si vous avez une voiture essence. C’est pourquoi lors d’un démarrage en côte, vous ne devez pas hésiter à bien appuyer sur la pédale d’accélérateur avant de quitter le point de patinage. Ce n’est pas grave si le moteur rugit un peu. Mieux vaut être bruyant que dangereux !

Rester souple sur l’embrayage pour maîtriser le démarrage en côte

La vibration au moment où vous êtes au point de patinage dépendra de la pente. Plus la pente sera importante, plus la vibration devra l’être pour conserver le véhicule immobile. Le point d’équilibre dépend donc de la pente. C’est pourquoi il faut garder une cheville souple sur la pédale d’embrayage, pour pouvoir adapter rapidement sa position et trouver le point d’équilibre de la voiture.

Voici donc comment réussir vos démarrages en côte, il ne vous reste plus qu’à mettre nos astuces en pratique. Découvrez toutes nos astuces pour réussir vos manœuvres du permis de conduire : la marche arrière, les stationnements

Conduire en circulation dense et dans une file de véhicules

Conduire en circulation dense

Conduire en circulation dense peut s’avérer frustrant dans un monde où tout va toujours plus vite. Chacun a tendance à adopter un comportement individualiste et cela créé des tensions et des risques élevés en cas de circulation dense. Voici quelques conseils à suivre, qui vous aideront également dans votre préparation au permis de conduire.

Qu’est-ce que la circulation dense ?

La circulation dense : définition

La circulation dense est ce qu’on appelle plus communément “bouchons” ou ralentissements. On parle aussi de circulation en file dès lors que plusieurs véhicules se suivent et que l‘on se trouve sur une chaussée comportant plusieurs voies de circulation.

Conduire dans une file de véhicules nécessite une concentration importante car outre les véhicules circulant devant et derrière, on a aussi des véhicules côte à côte avec nous.

Conduire en circulation dense et en file n’est en général pas le moment le plus plaisant au volant, mais il suffit de rester calme et tout se passera bien !  

La circulation en interfile : un danger lié à la circulation dense

Souvent, lorsque la circulation se fait à allure faible, ou de façon saccadée, il arrive que les 2 roues créent une interfile, c’est-à-dire qu’ils circulent entre les voies de circulation pour se déplacer plus rapidement. Ce phénomène se produit davantage en circulation dense. Lorsque cela arrive, les 2 roues ont une plus forte tendance à créer une interfile.

Conduire en circulation dense : quelles précautions ?

Conduire en circulation dense peut paraître facile car on roule moins vite, mais en réalité une plus grande concentration est requise.

Vérifier les rétroviseurs en cas circulation dense

Pensez à contrôler régulièrement vos rétroviseurs en cas de circulation dense. Si la situation l’exige, vous pouvez aussi vous écarter légèrement d’un véhicule circulant en interfile pour être plus en sécurité.

Conduire en circulation dense
Conduire en circulation dense, une situation stressante et source de risques

Rester vigilant quand on conduit en circulation dense

Une chute de l’attention est assez fréquente lorsque la circulation se fait à faible allure. Pour bien conduire en circulation dense, il est primordial de rester attentif. En cas de bouchons par exemple, on a l’impression que rien ne peut arriver. C’est bien évidemment faux car le trafic est dense et les actions ou réactions des autres sont parfois imprévisibles.

Un trafic en circulation dense implique un plus fort risque de collision. L’utilisation des rétroviseurs sera donc répétée très régulièrement.

Il faudra donc prendre de grandes précautions tout au long de votre trajet et notamment au moment de changer de voie pour un dépassement ou autre.

Changer de voie en circulation dense

On ne traverse jamais plusieurs voies en une seule fois, mais voie après voie, en vérifiant à chaque fois si elle est libre. Cela vaut pour la circulation dense mais aussi lorsque le trafic est fluide.

Anticiper la conduite des autres conducteurs

Il est fréquent pour changer de direction qu’on soit obligé de changer une ou plusieurs fois de voie au préalable. Il est impératif d’anticiper les changements de voie, surtout en cas de circulation dense. Il convient d’évaluer la distance et la vitesse des autres usagers pour réaliser des changements de voie en toute sécurité et bien avant le moment de changer de direction.

Cas particulier en circulation dense

Il est à noter que si l’on circule dans la voie de droite et que celle-ci est plus rapide que celle de gauche, cela n’est pas considéré comme un dépassement par la droite. Toutefois, méfiance dans ce genre de situation : un usager peut brutalement et sans prévenir changer de voie.

En conclusion, même à faible vitesse, voire à l’arrêt, n’oubliez pas que vous êtes au volant d’une voiture et que vous devez rester sur vos gardes. Si vous suivez ces conseils, conduire en circulation dense ne vous posera aucun problème !

Découvrez aussi les règles du code de la route pour croiser et dépasser les autres usagers en toute sécurité.