Code de la route : les questions pièges

Pour réussir l’examen du code de la route, il faut connaître ses cours sur le bout des doigts mais aussi comprendre la logique des questions. Avec un peu d’entraînement, vous pourrez rapidement déjouer les fameuses questions pièges, si redoutées des candidats. Découvrez nos astuces et conseils à ce sujet !

SOMMAIRE

comment répondre aux questions pièges du code de la route

Comment repérer les questions pièges du code de la route ?

Qu’entend-on par questions pièges ?

L’épreuve théorique comprend 40 questions aléatoires portant sur les 10 thématiques du code de la route. En fonction du type de question posée, vous devez procéder à une simple lecture pour y répondre, ou faire preuve d’observation, bien lire l’image et vous mettre dans la peau du conducteur du véhicule.

Parmi les questions de code de la route se trouvent celles que certains considèrent comme des « questions pièges », c’est-à-dire des questions auxquelles vous pouvez avoir plus de mal à répondre. Il peut s’agir :

  • de questions en deux temps
  • de questions dont la formulation commence par « je peux » ou « je dois »
  • de questions présentant un élément perturbateur

Ces questions difficiles du code de la route sont plus complexes, car elles ne nécessitent pas seulement de connaître vos cours par coeur. Vous aurez besoin d’utiliser vos connaissances pour les mettre en application dans une situation de conduite bien spécifique.

Les questions en deux parties

Ces questions comprennent deux parties bien distinctes, auxquelles il faut répondre sans se tromper sous peine de ne pas obtenir de point. Notez que si vous répondez correctement à l’une des deux parties et à l’autre non, vous n’aurez pas de demi-point pour autant.

Toute la difficulté de ce type de question est d’avoir le temps de bien réfléchir pour chacune des parties, malgré le temps imparti qui reste le même que celui accordé pour une question standard. 

Les questions incluant les termes « je peux » ou « je dois »

Depuis la réforme de l’épreuve théorique du code de la route, mise en place en 2016, le candidat doit être à même de différencier ce qu’il est obligatoire de faire conformément aux règles instaurées par le code de la route, de ce qu’il est possible de faire. Vous devez donc bien prêter attention à la formulation de la question, car la réponse ne sera pas la même en fonction des mots employés.

Si l’on prend l’exemple d’un piéton traversant en dehors du passage clouté :

  • je dois lui céder la priorité, même s’il ne traverse pas dans une zone qui lui est réservée
  • je peux lui indiquer que je lui cède le passage via un geste de la main, par exemple

Les questions comprenant un élément perturbateur

Il peut arriver qu’une question vous paraisse trop simple, entraînant la réaction bien de chercher un piège à tout prix. Ne vous rendez pas la tâche plus compliquée qu’elle ne l’est, certaines questions vous sembleront plus simples que d’autres, et c’est tout à fait normal. En revanche, assurez-vous de ne pas être passé à côté d’un “élément perturbateur”, détail qui pourrait tout changer. Pour ce faire, il faut bien observer l’image et analyser tous les indices. L’élément perturbateur se trouve très souvent à l’arrière du véhicule (visible dans le reflet du rétroviseur intérieur par exemple), ou au second plan. C’est en vous entraînant à répondre à des questions similaires du code de la route, que vous arriverez à les reconnaître facilement le jour de l’examen.

Devenez incollable sur les questions du code

Une formation complète en ligne

Votre inscription à l’auto-école en ligne Lepermislibre vous donne accès à une formation complète au code de la route, entièrement réalisée par des experts de la sécurité routière. Vous pouvez y accéder quand bon vous semble, depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur, et en illimité pendant un an.

Cet entraînement comprend de multiples outils pour vous familiariser avec les règles du code de la route et vous préparer à l’épreuve officielle : 

  • des cours de code pour les 10 thématiques à connaître : ils vous permettront d’apprendre toutes les règles de circulation et de sécurité routière
  • plus de 2500 questions conformes à l’épreuve, avec correction détaillée : elles vous aideront à tester vos connaissances et à progresser rapidement
  • de multiples tests de code de la route et examens blancs : ils vous mettront dans des conditions similaires à celles de l’examen, que vous passerez à La Poste ou dans l’un des nombreux centres agréés partout en France.
  • des séances hebdomadaires de révision du code en live, animées par une enseignante de la conduite diplômée, véritable coach pour votre réussite : elles répondra à toutes vos questions et vous donnera de nombreux conseils et astuces qui vous seront utiles pour avoir votre code du premier coup

Suivez les conseils avisés de Séverine et déjouez les questions pièges !

C’est en qualité de véritable experte de la sécurité routière que Séverine, enseignante de la conduite partenaire Lepermislibre, anime régulièrement des sessions de révision du code en live, auxquelles vous pourrez participer via votre espace personnel. 

Chaque séance porte sur un test de code, auxquels vous devrez tenter de répondre, puis Séverine vous donnera la correction expliquée, ainsi que des méthodes et astuces de mémorisation, afin de mieux comprendre et de ne pas refaire les mêmes erreurs. Suite à ce questionnaire, similaire à ceux que vous pourrez avoir le jour de l’épreuve théorique, vous pourrez poser toutes vos questions via le chat en ligne, afin d’éclaircir tous les sujets qui vous posent problème.

En suivant ses explications et en appliquant ses précieux conseils, vous progresserez rapidement, et les questions pièges du code de la route ne vous feront plus peur !

Quelques astuces en avant première 

Voici quelques unes des recommandations données par Séverine, enseignante professionnelle de la conduite et experte du code de la route : 

  • Suivez votre première impression, qui est souvent la bonne. Plus longtemps vous hésiterez, et plus vous prendrez le risque de vous tromper.  
  • Faites bien attention à la formulation de l’énoncé de la question. Comme nous l’avons vu un peu plus haut il existe une différence de taille entre « je dois » faire quelque chose (obligation) et « je peux » le faire (j’ai le droit).
  • N’omettez aucune réponse. De nombreuses questions comportent plusieurs réponses et non une seule. Si vous ne donnez pas toutes les réponses attendues, vous n’aurez pas le point. 

Par exemple, sur une route limitée à 90 km/h, je peux rouler à 90 km/h, mais je peux aussi rouler à 80 km/h, vous devrez donc bien penser à sélectionner les 2 réponses pour avoir le point.

  • Observez bien tous les détails et la signalisation routière qui se trouvent sur les vidéos et les images que l’on vous présente. Notez que la plupart du temps, lorsque les rétroviseurs du véhicule sont visibles à l’écran, c’est qu’un indice s’y trouve !

Vous souhaitez obtenir votre code rapidement ? Alors n’attendez plus et débutez votre formation au code avec Lepermislibre dès aujourd’hui. Notre auto-école en ligne vous permettra de vous entraîner à votre rythme et de prendre confiance en vous. Vous pourrez également vous inscrire à l’examen depuis votre espace personnel, dans un centre agréé près de chez vous. À vous de jouer !

Quelles sont les spécificités du code de la route pour les poids lourds ?

Majoritairement destinés au transport de biens, de personnes et d’animaux, les poids lourds sont des usagers de la route un peu particuliers de par leur imposant gabarit, qui les oblige à se soumettre à des règles de circulation spécifiques. Voici les notions abordées dans les cours de code de la route à ce sujet.

SOMMAIRE

circulation des poids lourds selon le code de la route

Les poids lourds : véhicules concernés et règles spécifiques  

Quels sont les véhicules considérés comme des poids lourds ?

On parle de poids lourd pour désigner tout véhicule motorisé dont le PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) dépasse les 3,5 tonnes. En fonction de leur configuration, ces derniers peuvent transporter :

  • des marchandises ou des animaux : il s’agit dans ce cas de véhicules articulés, de porteurs ou de trains routiers
  • des personnes : il s’agit dans ce cas de cars, de bus ou de trolleybus

Limitation de vitesse et signalisation des poids lourds

Compte tenu de leur gabarit bien plus imposant que celui des véhicules utilitaires, des voitures ou des deux roues, les poids lourds sont soumis à des limitations de vitesse spécifiques, en fonction des types de voies qu’ils empruntent. C’est ainsi que conformément à l’article R413-8 du code de la route, leur vitesse maximum est limitée à :

  • 50 km/h lorsqu’ils roulent en agglomération
  • 80 km/h lorsqu’ils circulent sur des routes à caractère prioritaire (toutefois, si la voie empruntée comprend deux chaussées séparées par un terre-plein et que le poids du camion n’excède pas 12 tonnes, cette vitesse maximale peut atteindre 90 km/h)
  • 80 km/h lorsqu’ils roulent sur tous les autres types de voies (toutefois, si le poids lourd transporte une remorque ou est articulé et que son poids excède 12 tonnes, cette limitation peut être rapportée à 60 km/h)
  • 90 km/h lorsqu’ils circulent sur les autoroutes

Pour prévenir les autres usagers de la route de ces restrictions spécifiques et ne pas perturber la circulation, les poids lourds doivent apposer un macaron portant la mention 90/80, à l’arrière de leur véhicule, en bas à gauche.

D’autre part, certains panneaux de signalisation du code de la route s’adressent spécifiquement aux poids lourds, dans ce cas ils contiennent un logo « camion » par exemple.

panneaux spécifiques aux poids lourds

Les équipements obligatoires

Les camions doivent être équipés d’un gilet de sécurité et d’un triangle de signalisation, qui sont également des équipements obligatoires pour les voitures

Ils doivent aussi être pourvus d’un chronotachygraphe, destiné à relever les vitesses et temps de conduite pratiqués, ainsi que d’un extincteur dès lors que leur PTAC est supérieur à 3,5 tonnes.

Les véhicules affectés au transport des matières dangereuses sont également tenus d’apposer des macarons signalant le contenu de leur cargaison.

La circulation des poids lourds restreinte par le code de la route

Zones et périodes interdites à la circulation 

Les poids lourds dont le PTAC excède 7,5 tonnes ne sont pas autorisés à circuler sur le réseau routier français :

  • à partir de 22 heures le samedi et jusqu’à 22 heures le dimanche, toute l’année
  • à partir de 22 heures la veille d’un jour férié jusqu’à 22 heures le jour même

Il existe aussi des interdictions spécifiques aux régions et/ou aux conditions : 

  • le long du réseau Rhône-Alpes : de 7 heures à 18 heures certains samedis des mois de février et mars, en période hivernale
  • sur l’ensemble du réseau les samedis de départ en vacances, en période estivale

Par ailleurs, afin de garantir une certaine fluidité de circulation ainsi que la sécurité des autres usagers, un certain nombres de routes et de tunnels français, ainsi que la totalité de l’Île-de-France ont instauré des interdictions permanentes à l’encontre de ces véhicules.

Sans compter que pour des raisons de bruit, de sécurité et de pollution, la circulation des poids lourds est souvent limitée et parfois même interdite en ville.

Dérogations spécifiques

Certains poids lourds transportent des marchandises qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas attendre. Ils bénéficient alors de dérogations spécifiques leur permettant de circuler malgré les restrictions.

Il s’agit, par exemple, des poids lourds transportant des denrées périssables, des animaux vivants, des machines ou produits indispensables au bon fonctionnement des structures hospitalières, des produits agricoles tout juste récoltés qui doivent être traités ou stockés rapidement, etc,.

Par ailleurs, en cas de catastrophe naturelle, d’accident grave ou de sinistre, des dérogations temporaires peuvent également leur être accordées.

Le permis C pour les poids lourds affectés au transport de marchandises

Les prérequis

Le permis C est un des types de permis destinés à la conduite des poids lourds, notamment pour le transport routier de biens, de marchandises ou d’animaux. Pour passer le permis C, il faut au préalable :

  • avoir obtenu le permis B (permis voiture)
  • être âgé de 21 ans au minimum (sauf si le candidat suit une formation professionnelle de conducteur) 
  • satisfaire à une visite médicale obligatoire, auprès d’un médecin agréé par le préfet. Ce contrôle médical a pour but de vérifier l’état de santé général du futur conducteur de poids lourd et en particulier son acuité visuelle, de manière à déterminer s’il est apte ou non à conduire un tel véhicule.

Ce permis permet de conduire les véhicules : 

  • dont le PTAC est supérieur à 3,5 tonnes, sans limitation supérieure (si le PTAC est compris entre 3,5 tonnes et 7,5 tonnes, on peut aussi passer le permis C1)
  • attelés d’une remorque dont le PTAC n’est pas supérieur à 750 kg
  • contenant 9 places assises maximum, conducteur compris (pour conduire un autobus, un trolleybus ou un autocar, le candidat devra plutôt passer le permis D).

Le code de la route pour le permis C

Pour passer le permis C, il faut tout d’abord passer l’épreuve théorique du code de la route. Notez que si vous avez obtenu le code depuis moins de 5 ans, vous n’avez pas besoin de le repasser ! Les tests de code de la route pour le permis C sont identiques à ceux du permis B, vous pouvez donc vous entraîner avec Lepermislibre si vous le souhaitez. Notre code en ligne vous permettra de passer l’examen facilement, rapidement et à moindre coût. 

Un examen de conduite en deux temps

Contrairement au permis B, où l’examen pratique ne se compose que d’une seule épreuve, l’examen pratique du permis poids lourd comporte deux parties :

  • l’épreuve hors circulation, plus connue sous le nom d’épreuve du plateau, qui dure environ 30 minutes
  • l’épreuve en circulation qui dure en moyenne 1 heure

L’arrêté du 19 janvier 2012 prévoit, en outre, qu’un contrôle de l’identité du candidat soit effectué avant chacune de ces deux épreuves. 

Quel est le prix du permis poids lourd ?

Le prix du permis C dépend tout autant des prix pratiqués par l’école de conduite choisie, que du type de forfait et du nombre d’heures de conduite supplémentaires. Mais il est généralement compris entre 1500 et 2500 euros. En passant votre code avec Lepermislibre, vous réaliserez une économie notable par rapport à une auto-école traditionnelle, et vous pourrez ensuite vous inscrire dans une auto-école proposant la formation pratique au permis poids lourd.

Enfin, il faut savoir que la durée de validité d’un permis C (qui dépend de l’âge de son titulaire) ne peut excéder 5 ans. Passé ce délai, le conducteur de poids lourd devra à nouveau se soumettre à une visite médicale s’il souhaite le renouveler.

Les zones de rencontre : que dit le code de la route ?

Aujourd’hui, de plus en plus de villes choisissent de mettre en place des zones de rencontre. Ces voies spécifiques, abordées dans les cours de code de la route et réglementées depuis le 30 juillet 2008 par le décret n° 2008-754, permettent aux différents usagers de partager la chaussée dans des conditions optimales de sécurité. Alors de quoi s’agit-il, où peut-on les trouver et quelles sont les règles à appliquer ? Nous vous disons tout. 

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le panneau de zone de rencontre

Qu’est ce qu’une zone de rencontre ?

Une zone de circulation partagée

Légifrance définit la zone de rencontre comme « une section ou un ensemble de sections de voies en agglomération constituant une zone affectée à la circulation de tous les usagers » : piétons, vélos, trottinettes, voitures…

La fiche Cerema confirme qu’il s’agit d’une “zone ouverte à la circulation de tous les usagers » mais insiste sur le fait que la zone de rencontre est également « un espace public où la vie locale est développée et prépondérante ».

Les piétons prioritaires dans les zones de rencontre

Comme le prévoit l’article R110-2 du code de la route, les piétons sont prioritaires dans les zones de rencontre par rapport aux autres véhicules (sauf les tramways). Ils peuvent ainsi circuler librement sur la chaussée, même si des trottoirs existent.

La circulation reste autorisée aux véhicules motorisés, à condition de respecter la limitation de vitesse fixée à 20km/h. 

Des chaussées à double sens pour les cyclistes et les EDPM

En général, toutes les chaussées qui se trouvent dans les zones de rencontre sont à double sens de circulation pour les cyclistes et les EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés). Toutefois, des dispositions différentes peuvent exister, par exemple si la rue est à sens unique ou quand la voie est utilisée d’une manière qui le justifie.

Comment reconnaître une zone de rencontre ?

Le panneau de zone de rencontre

Des panneaux de signalisation spécifiques sont implantés à l’entrée et à la sortie de la zone de rencontre. 

Il s’agit de panneaux carrés bleus, pourvus d’un contour blanc, au centre desquels se trouvent trois pictogrammes représentant un piéton, un vélo et un véhicule accompagnés d’un panneau de limitation de vitesse à 20 km/h.  

En général, la zone est également aménagée de manière à faire respecter cette limitation de vitesse. Certaines zones de rencontre sont même pourvues d’un marquage au sol spécifique ou d’un revêtement spécial, destinés à les rendre encore plus visibles. 

Où trouve-t-on des zones de rencontre ?

Les zones de rencontre n’existent qu’en agglomération, où on peut les trouver partout. Leur taille n’étant pas limitée, il peut s’agir d’une rue, d’un ensemble de rue, d’une place, etc. 

On les trouve principalement dans des zones urbaines, où l’affluence des piétons est particulièrement importante et où la vie locale prime sur la circulation routière. Elles se situent alors, en centre-ville, à proximité des zones commerçantes, dans les zones résidentielles calmes, dans des lieux de correspondance de transports en commun, etc., mais aussi dans des rues dépourvues de trottoirs.

Quelle procédure les agglomérations doivent-elles suivre pour en installer ?

La mise en place de zones de rencontre en agglomération est régie par l’article R411-3-1 du Code de la route et conditionnée à la prise de deux arrêtés par l’autorité détentrice du pouvoir de police :

  • le premier déterminant les limites de la zone 
  • le second la signalétique à mettre en place et l’abaissement de la limitation de vitesse 

Ceci fait, l’installation ne sera effective que si la préfecture et les autorités responsables de la voirie décident d’émettre un avis favorable.

Que risque-t-on en cas d’infraction au code de la route ?

Sanctions en cas de stationnement gênant

Pour ne pas altérer la bonne circulation des piétons comme des véhicules dans une zone de rencontre, il convient d’y respecter les règles de stationnement, qui n’est autorisé que sur les emplacements aménagés à cet effet. Sauf indication contraire, le stationnement sur la chaussée y est interdit.

Tout arrêt ou stationnement gênant est puni de l’amende prévue pour les contraventions de deuxième classe, conformément aux Articles R.110-2, L.121-2 et R.417-10 du Code de la route. En cas de stationnement sur une zone de rencontre, vous risquez donc de devoir payer une amende forfaitaire d’un montant de 35€, pouvant être majorée à 75€ et atteindre un maximum de 150 €. En revanche vous perdrez pas de point sur votre permis de conduire.

Sanctions en cas d’excès de vitesse

La faible vitesse de circulation de 20 km/h autorisée dans les zones de rencontre s’explique par la présence d’usagers vulnérables tels que les piétons, les vélos, les EDPM, etc…

Commettre un excès de vitesse en zone de rencontre vous expose à des sanctions plus ou moins lourdes, en fonction de sa gravité. Vous devrez alors payer une amende forfaitaire comprise entre 68€ et 1500 €, et vous perdrez de un à six points sur son permis de conduire.

Et dans les cas les plus graves (quand l’excès de vitesse est supérieur à 50 km/heure ou qu’il y a récidive), vous risquez même :

  • une rétention de permis immédiate
  • trois ans de suspension de permis sans sursis ni permis blanc
  • ma confiscation de votre permis de conduire
  • 3 mois de prison ferme

Sanctions en cas de refus de priorité aux piétons

Les piétons sont des usagers de la route particulièrement vulnérables pouvant être gravement blessés en cas d’accident. C’est pourquoi ils sont protégés par l’article R. 415-11 qui prévoit que « Tout conducteur est tenu de céder le passage aux piétons circulant dans une zone de rencontre ».

Si vous ne vous soumettez pas à cette obligation, vous vous exposez à une contravention de 4ème catégorie donnant lieu à une amende forfaitaire de 135€, pouvant être majorée à 357€ et atteindre un maximum de 750 euros. Sans compter que votre permis de conduire peut être suspendu pour 3 ans maximum, et que vous vous verrez retirer 6 points sur votre permis de conduire.

La règle d’or dans une zone de rencontre reste donc la prudence ! Pour tester vos connaissances du code de la route et vous préparer à l’examen, entraînez-vous à domicile et à petit prix, grâce à l’auto-école en ligne Lepermislibre.

Ligne de dissuasion : que dit le code de la route ?

La ligne de dissuasion fait partie des marquages au sol que vous pouvez retrouver sur la chaussée. Comme toute signalisation, elle a pour but de transmettre un message au conducteur et de lui permettre d’adapter sa conduite en fonction. Découvrez la réglementation concernant la ligne de dissuasion, étudiée dans les cours de code de la route.

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ligne de dissuasion en agglomération

La ligne de dissuasion : définition et fonction

De quoi s’agit-il ?

Le code de la route et Légifrance définissent la ligne de dissuasion comme un marquage au sol ayant pour but de prévenir le conducteur d’un danger possible et de le dissuader à réaliser un dépassement. En présence d’une ligne de dissuasion, seul le dépassement des véhicules lents est autorisé (seuls les véhicules circulant en dessous de 60 km/h sont considérés comme des véhicules lents). En pratique, si vous franchissez une ligne de dissuasion pour dépasser un véhicule roulant à 61 km/h, vous êtes donc en infraction.

Où trouve-t-on des lignes de dissuasion ?

On peut trouver des lignes de dissuasion :

  • sur les routes en ou hors agglomération, lorsqu’elles sont étroites et sinueuses, dangereuses, lorsque la visibilité est mauvaise, que les intersections sont nombreuses ou encore sur les routes à double sens de circulation. Elles ont alors pour vocation de rappeler au conducteur qu’il est risqué de dépasser un autre véhicule. Elles peuvent aussi annoncer une ligne continue
  • entre deux flèches de rabattement, afin de dissuader le conducteur d’entamer un dépassement.
  • à l’approche d’une sortie d’autoroute ou d’une aire de repos. Dans ce cas, leur rôle est d’éviter que le conducteur ne se rabatte au dernier moment pour emprunter la sortie.

Comment reconnaître une ligne de dissuasion ?

Un marquage au sol spécifique

La ligne de dissuasion est une ligne discontinue, qui s’étire sur la voie de la façon suivante : 3 mètres pleins peints en blanc et 1 mètre 33 de vide.

Elle est ainsi différentiable d’autres lignes blanches telles que la ligne de rive, la ligne double en pointillés ou la double ligne discontinue de par son graphisme spécifique réalisé sur un modèle similaire à celui de la ligne d’annonce. 

Des lignes de dissuasion… jaunes ?

On peut rencontrer des lignes de dissuasion de couleur jaune. Un marquage au sol jaune signifie qu’il est temporaire ( vous pouvez également rencontrer une double ligne pleine jaune, une ligne de rive, une ligne double pointillée, etc…). Cela peut s’expliquer par exemple par des travaux sur les voies, entraînant des changements provisoires dans les règles de circulation. 

Règles du code de la route en présence d’une ligne de dissuasion

Les rares cas où il est autorisé de franchir cette ligne

Au contraire du franchissement de la ligne blanche, qui est lui formellement interdit, la ligne de dissuasion peut être franchie mais uniquement pour doubler un véhicule lent. Est considéré comme véhicule lent tout véhicule circulant à moins de 60 km/h, comme un tracteur ou un vélo par exemple. 

Mais attention, ce dépassement exceptionnel n’est autorisé que si la voie d’en face est libre, et que le conducteur a bien pensé à signaler, en amont, son intention de dépasser, via le clignotant de son véhicule. 

ligne de dissuasion sur autoroute

Les sanctions en cas de dépassement abusif

Tout conducteur surpris à franchir une ligne de dissuasion pour doubler un usager de la route autre qu’un véhicule lent sera sanctionné pour dépassement dangereux, comme le prévoit l’article R414-4 du code de la route.

Il écopera alors d’une contravention de classe 4 (la même que pour non-respect d’une limitation de vitesse), qui entraînera le paiement d’une amende forfaitaire de 135 € (pouvant être minorée à 90€), un retrait de 3 points sur son permis de conduire, ainsi qu’une possible suspension de ce dernier, pouvant durer jusqu’à 3 ans.

Un risque de collision important

En dehors des sanctions administratives et financières, il faut également prendre en considération le risque important que prend le conducteur en doublant un véhicule alors que les conditions de circulation ne s’y prêtent pas. 

En effet, si la ligne a été tracée à cet endroit spécifique, c’est que le risque de provoquer un accident est important. Le conducteur doit bien prendre en considération qu’en la franchissant, il s’expose à un accident frontal, qui, en fonction de sa gravité, peut engendrer des dégâts matériels et humains.

Vous connaissez maintenant la signification des lignes de dissuasion. Si vous souhaitez vous entraîner à l’examen du code de la route, Lepermislibre vous propose des cours complets et des tests en illimité, accessibles depuis votre smartphone, tablette ou ordinateur portable, et à tout petit prix !