Le conducteur

Cette thématique des cours de code se concentre sur le comportement à adopter en tant que conducteur pour garantir sa sécurité et celle des autres usagers. Analyser et anticiper la situation, communiquer, être en état de conduire… Découvrez les directives du code de la route !

distance de sécurité

Calculer et évaluer la distance de sécurité

La distance de sécurité définit l’écart minimum à maintenir entre deux véhicules, de manière à conserver une marge de manœuvre suffisante et prévenir les accidents. 

Pour calculer la distance de sécurité sur route ou autoroute, il suffit de multiplier le chiffre des dizaines de la vitesse du véhicule par 6. Cependant, d’autres facteurs sont à prendre en compte :

  • l’état des pneus du véhicule (des pneus en mauvais état diminuent l’adhérence à la route et augmentent le risque d’accidents) 
  • l’état de la chaussée sur laquelle vous circulez
  • les conditions météos (la distance de freinage sera augmentée en cas de pluie par exemple) 

Il faut également respecter une distance de sécurité latérale, c’est-à-dire une distance suffisante avec les véhicules se trouvant sur les côtés.

Le non-respect des distances de sécurité entraîne chaque année de nombreux accidents, dont beaucoup sont mortels, et c’est d’autant plus vrai lorsque la vitesse est élevée.

Respecter la priorité au passage piéton

L’article R.415.11 du code de la route stipule qu’un refus de priorité au passage piéton constitue une infraction pouvant entraîner un retrait de 6 points sur votre permis de conduire, ainsi qu’une amende forfaitaire de 135€. Ces sanctions ont été durcies en 2018 par le gouvernement, afin de mieux protéger les piétons et de prévenir les accidents, trop souvent mortels pour ces usagers vulnérables.

Le A jeune conducteur

Le disque A pour les jeunes conducteurs doit être placé à l’arrière de la voiture :

  • pendant 3 ans si vous avez obtenu le permis B via une formation classique
  • durant 2 ans si vous avez obtenu le permis B via une formation de conduite accompagnée

Ce disque permet de signaler aux autres usagers que vous êtes peu expérimenté au volant et soumis aux règles du permis probatoire (réduction des vitesses maximales autorisées notamment).

En ne respectant pas ces délais, vous risquez une amende de 35 euros en cas de contrôle.

Être en état de conduire

alcool au volant

La conduite en état d’ivresse

L’alcool au volant est responsable d’un tiers des accidents mortels qui ont lieu chaque année. C’est pourquoi la conduite en état d’ivresse est fortement sanctionnée. Le taux d’alcool dans le sang ne doit pas excéder :

  • 0,2 grammes par litre de sang, ou 0,10 milligrammes par litre d’air expiré pour un jeune conducteur
  • 0,5 grammes par litre de sang, ou 0,25 milligrammes par litre d’air expiré pour un conducteur confirmé

Il est possible de contrôler soi-même son taux d’alcool dans le sang en utilisant un éthylotest. Au-delà du taux légal, vous serez sanctionné par un retrait de 6 points sur votre permis, une amende pouvant aller jusqu’à 9000 euros, et dans certains cas, une suspension de permis, voire une peine de prison.

L’acuité visuelle légale pour conduire

En fournissant 90% des informations nécessaires à une bonne conduite, la vue a une forte incidence sur les mouvements du conducteur et sa rapidité d’action. C’est pourquoi le code de la route impose une acuité visuelle minimale pour conduire de 5/10ème.

En cas d’acuité visuelle réduite, les champs de vision central et périphérique peuvent être fortement impactés, augmentant le risque d’accident. Il est donc recommandé de faire vérifier régulièrement sa vue, surtout quand on vieillit et que le risque de développer des maladies pouvant rendre inapte à la conduite (glaucome, DMLA, cataracte, etc.) devient plus important.

Quelle est l’acuité visuelle légale pour conduire ?

Certains sens ont une incidence sur les mouvements du conducteur et sa rapidité d’action. C’est le cas de de la vue, qui fournit 90% des informations nécessaires à une bonne conduite. Une déficience visuelle peut vite devenir un vrai danger, tant pour le conducteur que pour les autres usagers. C’est pour sensibiliser les aspirants au permis à cette réalité, que l’acuité visuelle est désormais étudiée dans la section conducteur des nouveaux cours de code de la route. Mais de quoi s’agit-il et comment savoir si on est dans la légalité ? Nous vous disons tout.

SOMMAIRE

acuité visuelle minimale pour conduire

L’acuité visuelle : définition

Qu’est ce que l’acuité visuelle ?

L’acuité visuelle est la capacité d’une personne à distinguer un tout petit caractère ou une toute petite figure placée, en général, à une distance de 5 mètres. Elle se mesure œil par œil, en vision de loin. En France, l’acuité normale est de 10/10ème. Elle peut différer d’un œil à l’autre. 

Comment se mesure-t-elle ?

L’acuité visuelle peut être vérifiée par toute autorité médicale compétente (opticien, ophtalmologiste, etc.), via de simples tests pratiqués à l’aide du célèbre tableau de lettres noires sur fond blanc. Il s’agit, en général, de lire des séries de lettres de tailles de plus en plus petites… Mais il existe également des tests plus poussés, qui consistent à mesurer la plus petite distance vue entre deux points différents, par exemple. Si les examens mettent en évidence que l’acuité visuelle n’est pas bonne, il faudra déterminer les défauts de vision et procéder à une correction.

Acuité visuelle et conduite : les règles du code de la route

Que dit le code en matière d’acuité visuelle ?

Pour conduire de façon optimale, l’usager doit capter un maximum d’informations sur ce qui se passe autour de lui et être capable de voir rapidement si un danger se présente. À ce titre, le code prévoit une acuité visuelle de 5/10ème minimum pour passer le permis B. Cette acuité peut être partagée entre les deux yeux. 

Dans la pratique, cela signifie que même un borgne peut passer son permis de conduire, à condition que son œil valide ait un minimum de 5/10ème. Par ailleurs, si l’un des yeux dispose d’une acuité visuelle inférieure à 1/10ème, l’autre devra impérativement bénéficier de 5/10ème pour arriver à l’acuité binoculaire obligatoire de 5/10ème.

Notez toutefois que pour passer et obtenir son permis de conduire poids lourd, l’acuité visuelle exigée est plus importante. Le futur conducteur doit, en effet, bénéficier d’un minimum d’1/10ème pour un œil et de 8/10ème pour l’autre.

Le champ de vision définit par le code de la route

Comme définit dans le code de la route, le champ visuel représente tout ce qu’il est possible de voir nettement et en couleur sans avoir à tourner la tête. Lorsque l’acuité visuelle est réduite, les champs de vision central ou périphérique peuvent être fortement impactés. 

Par ailleurs, avec l’âge, l’acuité visuelle peut se dégrader. Le champ visuel peut alors se rétrécir et la sensibilité à l’éblouissement augmenter. Sans compter que peuvent survenir certaines maladies comme la DMLA, le glaucome ou la cataracte, qui peuvent rendre l’usager inapte à conduire. D’où l’importance de faire vérifier sa vue régulièrement en vieillissant, au minimum tous les 5 ans jusqu’à 60 ans, puis tous les 2 ans après.

Visibilité de la signalisation routière

Pour être efficace, une bonne signalisation doit être vue ! C’est à cet effet que la taille des feux tricolores et des panneaux de signalisation diffère selon leur emplacement et la vitesse autorisée. 

Par exemple, les panneaux de signalisation qui se trouvent en agglomération sont deux fois plus petits que ceux placés hors agglomération. C’est ainsi qu’une acuité visuelle normale de 10/10ème doit permettre de voir un panneau de limitation de vitesse à une distance de 150 mètres hors agglomération ou de voir un panneau d’entrée d’agglomération à une distance de 50 mètres…

Si vous ne les voyez qu’à la dernière minute, ou même si votre passager les voit avant vous, nous vous conseillons de faire contrôler votre vision… Notez toutefois que la conduite en état d’ivresse et le non respect des limitations de vitesse influent sur votre perception et peuvent vous  empêcher de voir correctement la signalisation, même si votre acuité visuelle est parfaitement normale.

Disposition et sanctions en cas de conduite malgré une déficience visuelle

Une mention apposée sur le permis en cas de déficience visuelle

Si le port de vos lunettes de vue ou de vos lentilles est indispensable pour vous permettre d’atteindre l’acuité visuelle minimale exigée, une mention “code 01” figurera sur votre permis de conduire. Il s’agit de la mention « dispositif de protection de la vision et/ou dispositif de correction obligatoire”.

Les risques encourus en cas de conduite sans correction

En plus de vous mettre en danger, conduire sans vos lentilles de contact ou vos verres correcteurs peut vous coûter 3 points sur votre permis de conduire et une amende de 135€ (la même sanction qu’en cas de franchissement d’une ligne blanche).

Dans les cas les plus extrêmes, votre permis peut être suspendu, votre véhicule immobilisé et vous pourrez même être obligé d’assister (à vos frais) à un stage de sensibilisation à la sécurité routière.

Bien voir vous permet de détecter rapidement tout danger et de pouvoir agir en conséquence. Pour éviter tout éblouissement, il est donc recommandé de porter des lunettes de soleil par temps ensoleillé, à condition qu’il ne s’agisse pas de lunettes de catégorie 4 qui ne conviennent pas à la conduite ! Si vous souhaitez en savoir plus sur les bons comportements à adopter pour conduire en toute sécurité, n’hésitez pas à vous inscrire à l’entraînement au code en ligne Lepermislibre.

Refus de priorité au passage piéton et retrait de points : le code de la route modifié

La Sécurité Routière a publié le décret n° 2018-795 le 18 septembre 2018 pour annoncer de nouvelles mesures, notamment une modification du code de la route pour les piétons, pour renforcer leur protection.

Priorité au passage piétons : la réglementation du code de la route

Selon l’article R.415.11 du code de la route, « tout conducteur est tenu de céder le passage au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire ».

En d’autres termes, ne pas céder la priorité à un passage piéton constitue une infraction au code de la route et entraîne des sanctions !

Sécurité des piétons : le constat de la Sécurité Routière

Malgré la réglementation existante pour les passages piétons, de nombreux accidents surviennent. La Sécurité Routière recense 519 piétons tués sur la route en 2017, la plupart suite à une collision avec une automobile en agglomération.

Le gouvernement a donc entrepris de durcir les sanctions en cas de refus de priorité aux passages piétons, afin de sensibiliser les conducteurs et de prévenir ces accidents.

priorite passage pieton point permis
Depuis le 18 septembre 2018, le refus de priorité à un passage piéton est sanctionné par un retrait de 6 points sur le permis de conduire.

Refus de priorité au passage piéton : retrait de 6 points

Depuis le 18 septembre 2018, en cas de non respect de la priorité au passage piéton, un automobiliste s’expose à un retrait de 6 points sur son permis de conduire, contre 4 points auparavant. Ce retrait de points reste accompagné d’une amende forfaitaire de 135€.

De plus, le gouvernement met en place ce qu’on appelle la “vidéo-verbalisation”. Les policiers peuvent maintenant utiliser les caméras de surveillance pour relever les infractions aux passages piétons et verbaliser les conducteurs. Souriez, vous êtes filmé !

Ces mesures s’inscrivent dans la même lignée que celle de la réduction de vitesse à 80 km/h sur certaines routes. D’autres dispositions sont prévues pour renforcer la sécurité sur la route, notamment l’instauration de l’éthylotest anti-démarrage. Pour plus d’informations sur les mesures pour assurer la sécurité du passager et du véhicule, n’hésitez pas à vous inscrire au code en ligne de l’auto-école Lepermislibre.

Où placer le A de jeune conducteur sur son véhicule ? Jusqu’à quand ?

Vous venez de réussir l’examen du permis de conduire ? Bravo, vous entrez alors en période probatoire. Ce qui implique d’accrocher le fameux disque “A” sur votre véhicule. Où placer le A jeune conducteur sur votre voiture ?

Pourquoi coller un A sur la voiture ?

Que signifie le A ?

La lettre A est un raccourci pour “Apprenti”. Placé à l’arrière de la voiture, le disque A signale un jeune conducteur aux autres usagers de la route. Ils sont donc informés que le conducteur est moins expérimenté et soumis aux règles du permis probatoire. Il est donc important de savoir où coller le A jeune conducteur, pour qu’il soit correctement identifié par les autres usagers.

Pendant combien de temps faut-il placer le A sur sa voiture ?

Le disque A est obligatoire pendant toute la période probatoire. Vous devez donc le conserver pendant 3 ans après avoir obtenu le permis en formation classique, ou 2 ans en formation de conduite accompagnée. Au-delà de cette période, vous pouvez le retirer. La loi ne prévoit cependant aucune disposition contraignant à retirer le signe A.

ou placer le A jeune conducteur
La A jeune conducteur doit être placé à l’arrière de la voiture, à gauche, sur la carrosserie.

Où placer le A jeune conducteur ?

Choisir le bon emplacement sur la voiture

Voici où placer le A jeune conducteur afin qu’il soit bien visible, tout en respectant les mesures de sécurité routière :

  • Placez le A sur la carrosserie de la voiture, à l’arrière, en bas à gauche.
  • Ne placez pas le A sur la vitre arrière, car cela pourrait gêner la visibilité du conducteur.
  • Le A ne doit pas non plus gêner la visibilité des autres usagers, il ne doit donc pas être placé sur les phares ou sur la plaque d’immatriculation.

Vous avez deux solutions : ou coller le A jeune conducteur sur la carrosserie grâce à l’autocollant, ou vous procurer un A magnétisé, qui sera plus facile à retirer, sachant qu’il n’est pas obligatoire de retirer le A si un conducteur confirmé conduit la voiture.

Peut-on utiliser n’importe quel A ?

Le A doit être homologué, il ne peut pas être fait “à la main” (dessiné sur une feuille par exemple). Il doit mesurer 15 centimètres pour les voitures (10 centimètres pour les motos) et être rouge sur fond blanc. Vous pouvez vous en procurer un dans la plupart des grandes surfaces.

ou coller A jeune conducteur
Permis en poche, n’oubliez pas de coller le A pour jeune conducteur sur votre voiture.

Si le A n’est pas placé, quelles sanctions risque-t-on ?

En l’absence du disque A, vous risquez une amende de 35 euros. Même si cela n’affecte pas le nombre de points sur votre permis probatoire, ne prenez pas de risque, collez votre A avant de prendre la route.  

Maintenant que vous savez où placer le A jeune conducteur sur votre véhicule, n’oubliez pas que vous n’êtes pas soumis aux mêmes règles que les usagers confirmés, notamment sur les voies rapides.

Conduite en état d’ivresse : limites et sanctions de l’alcool au volant

L’alcool est responsable d’un tiers des accidents mortels sur la route ! La conduite en état d’ivresse n’est donc pas à prendre à la légère. Notez bien les limites et les sanctions de l’alcool au volant, définies dans vos cours de code de la route.

La limite d’alcool au volant selon le code de la route

La limite d’alcool au volant en permis probatoire

En période de permis probatoire ou d’apprentissage de la conduite (y compris en conduite accompagnée ou supervisée), le taux d’alcool au volant est limité à 0,2 grammes par litre de sang, ou de 0,10 milligrammes par litre d’air expiré. Autant dire que la consommation d’alcool est interdite si vous conduisez, car ce seuil est dépassé avec moins d’un verre d’alcool !

La limite d’alcool au volant pour les conducteurs expérimentés

Passée la période probatoire, le taux d’alcool au volant est limité à 0,5 grammes par litre de sang, ou 0,25 milligrammes par litre d’air expiré. Cela correspond à :

  • un demi de bière à 5° (soit 25 cl)
  • un petit verre de vin (10 cl) à 12°
  • 6cl d’un apéritif à 18° (l’équivalent d’un shooter)
  • 3cl d’un alcool à 40° (l’équivalent d’un doseur style bar)
limite alcool au volant
La limite d’alcool au volant : les doses à ne pas dépasser.

Sachez également que plus vous buvez vite, plus le taux d’alcool dans votre sang grimpe haut.

Pourquoi ces limites ?

La consommation d’alcool dégrade dangereusement votre vue, votre pensée et votre temps de réaction au volant, y compris lorsque vous n’avez absorbé qu’une faible quantité. La conduite en état d’ivresse reste un des principaux facteurs d’accident, avec la vitesse et l’inattention.

De plus, les accidents de la route sont la première cause de mortalité et de handicap des 18-25 ans ! C’est pourquoi la limite d’alcool au volant est encore plus stricte pour les jeunes conducteurs.

Contrôler son taux d’alcool avant de prendre le volant

Utiliser un éthylotest

Pour éviter la conduite en état d’ivresse, contrôlez votre taux d’alcool grâce à un éthylotest. Cet appareil indique la concentration d’alcool dans votre sang en mg/l. Vous en trouverez dans la plupart des supermarchés.

Attention, il faut faire le test au moins une heure après avoir bu votre dernier verre car avant cela, votre taux d’alcool peut continuer à augmenter.

Est-il obligatoire de posséder un éthylotest dans sa voiture ?

Oui, depuis 2012, l’éthylotest fait partie des équipements obligatoires dans le véhicule, même s’il n’y a pas de sanction appliquée si vous n’en possédez pas. Cette mesure a pour but d’inciter les conducteurs à contrôler leur alcoolémie avant de prendre la route et de réduire le nombre d’accidents dus à la conduite en état d’ivresse.

Diminution du taux d’alcool

Le taux d’alcool dans le sang baisse en moyenne de 0.10 à 0.15g par litre de sang et par heure. Mais cela varie selon chaque personne et selon les circonstances. Le seul moyen de savoir si vous êtes en dessous de la limite d’alcool au volant est de (re)faire un test !

Gare aux fausses croyances :

  • boire du café, une boisson énergisante ou encore que de l’eau ne réduit pas le taux d’alcool dans le sang !
  • que vous buviez lentement ou vite, votre corps mettra autant de temps à éliminer l’alcool dans votre sang.
conduite en etat d'ivresse : les sanction pour alcool au volant
Pour prévenir les dangers de la conduite en état d’ivresse, les sanctions pour alcool au volant sont des plus dissuasives.

Conduite en état d’ivresse : les sanctions pour alcool au volant

Un contrôle de votre taux d’alcool au volant peut être effectué à tout moment par les forces de l’ordre. S’il est supérieur à 0,2 g/L (conducteurs novices) ou 0,5 g/L (conducteurs confirmés), vous risquez de lourdes sanctions pour conduite en état d’ivresse !

Les sanctions pour alcool au volant : jusqu’à 0.8g/l

Si vous conduisez avec un taux jusqu’à 0,8 g/L, voici les sanctions pour alcool au volant encourues :

  • un retrait de 6 points sur votre permis de conduire (soit l’annulation de votre permis si vous êtes en première année de période probatoire)
  • une amende pouvant atteindre 750 euros
  • l’immobilisation du véhicule
  • le retrait de votre permis pour alcool (suspension jusqu’à 3 ans)

Les sanctions pour alcool au volant : taux égal ou supérieur à 0.8 g/l

Si vous conduisez avec un taux égal ou supérieur à 0,8 g/L, les sanctions pour alcool au volant sont encore plus sévères :

  • un retrait de 6 points sur votre permis de conduire
  • une amende pouvant atteindre 4500 euros (9000 euros en cas de récidive)
  • l’immobilisation du véhicule
  • le retrait de votre permis pour alcool (suspension voire annulation)
  • l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à vos frais
  • une peine de prison jusqu’à 2 ans (4 ans en cas de récidive)

Ces dernières sanctions sont également appliquées si vous refusez le contrôle de votre taux d’alcool au volant !

La conduite en état d’ivresse est donc à bannir. Mieux vaut privilégier le zéro alcool pour éviter un retrait de permis pour alcool et surtout préserver la sécurité de chacun. Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas : ne reste plus qu’à choisir votre SAM ! 

Découvrez plus de conseils pour conduire en toute sécurité, par exemple comment calculer les distances de sécurité, ou conduire en cas de mauvaise adhérence à la route.

Distance de sécurité : calcul et évaluation

La distance de sécurité est l’écart entre deux véhicules qui permet de conserver une marge de manoeuvre et de prévenir les accidents. Voici comment se calcule la distance de sécurité et surtout comment évaluer la bonne distance de sécurité sur autoroute et sur route, une notion très importante pour le permis de conduire.

Le calcul de la distance de sécurité

Maintenir une distance de sécurité suffisante avec les véhicules alentours assure la possibilité d’agir et de réagir, quelle que soit la situation, sans forcément s’arrêter.

Calcul de la distance de sécurité en conditions optimales

Le calcul de la distance de sécurité est le suivant : il suffit de multiplier le chiffre des dizaines de votre vitesse par 6. On obtient alors la distance de sécurité minimale avec le véhicule de devant.

Par exemple :

  • à 50 km/h= 6×5 soit 30 mètres de distance de sécurié
  • à 90 km/h=6×9 soit 54 mètres de distance de sécurité

Le calcul de la distance de sécurité sur autoroute et sur toutes les routes est le même. Cependant, ce calcul ne vaut que dans des conditions normales d’adhérence au sol, c’est-à-dire avec des pneus en bon état et sur chaussée propre.

Adapter la distance de sécurité en fonction de la situation

Le calcul de la distance de sécurité présenté ci-dessus n’est pas fixe. Certains éléments sont à prendre en compte également.

Faîtes attention notamment à la distance de sécurité du véhicule à l’arrière. Si celui-ci ne se trouve trop proche de vous, vous devez augmenter votre distance de sécurité avec le véhicule de devant pour compenser.

Il est aussi très important d’augmenter la distance de sécurité en cas d’intempérie. Sur chaussée mouillée par exemple, on doit multiplier sa distance de sécurité par 1,5.

Distance de sécurité latérale

Vous devez également laisser une distance suffisante avec les véhicules sur le côté : c’est ce qu’on appelle la distance de sécurité latérale.

En agglomération à moins de 50 km/h, la distance minimale à respecter est 1 mètre, ce qui représente à peu près une portière ouverte. Hors agglomération, la distance de sécurité latérale minimale est 1,50 mètres.

Cette distance permet notamment de préserver les usagers les plus vulnérables, comme les 2 roues et les piétons. En effet, le véhicule provoque un souffle en roulant et ces usagers pourraient être déstabilisés par ce souffle et chuter en cas de croisement ou de dépassement. De plus, si un usager vient à faire un écart brutal, un manque de distance de sécurité latérale peut entraîner un choc.

Comment évaluer la distance de sécurité en conduite

Il n’est pas facile d’apprécier une distance visuellement. Voici donc quelques repères pratiques pour évaluer la distance de sécurité sur autoroute et sur route.

Evaluer la distance de sécurité sur autoroute

Pour conserver une bonne distance de sécurité sur autoroute, veillez à laisser au moins deux lignes blanches d’intervalle avec le véhicule de devant (il s’agit des lignes en bordure de la chaussée).

Distance de sécurité sur autoroute
La distance de sécurité sur autoroute peut être évaluée grâce aux lignes blanches en bordure de la chaussée : laissez au minimum deux lignes entre vous et le véhicule devant.

Evaluer la distance de sécurité sur route

Voici une technique simple pour le calcul de la distance de sécurité sur n’importe quelle route.

Vous devez laisser deux secondes de marge avec le véhicule vous précédant. Prenez un point de repère au loin et commencez à compter quand l’arrière du véhicule devant vous passe ce point, en énumérant à vitesse normale “une seconde, deux secondes”. L’avant de votre véhicule ne devra pas atteindre le point de repère avant d’avoir fini de compter.

Si le véhicule de derrière n’est qu’à une seconde de vous, vous devez augmenter votre distance de sécurité d’une seconde avec le véhicule de devant.

Calcul de la distance de sécurité
Le calcul de la distance de sécurité peut se faire en secondes : le véhicule de devant doit être situé à deux secondes de vous minimum. N’oubliez pas d’augmenter cette distance si le véhicule de derrière est trop près.

Distance de sécurité non respectée : les risques

Distance de sécurité et accidents

Le nombre d’accidents liés à un manque de distance de sécurité est conséquent et ses répercussions peuvent être tragiques. Plus la vitesse augmente, plus la force de l’impact en cas de choc sera violente.

A titre informatif, voici ce que représente un choc avant/arrière selon votre vitesse :

  • à 30 km/h,  le choc équivaut déjà à une chute du premier étage d’un bâtiment, soit d’environ 3 mètres
  • à 50 km/h, cela équivaut à tomber d’environ 8 mètres (troisième étage).
  • à 100 km/h on passe à 32 mètres, (douzième étage)
  • à 130 km/h on tombe à près de 60 mètres (vingt-deuxième étage)

Inutile de vous demandez l’état dans lequel vous pensez vous retrouver après le choc !

Maintenir la distance de sécurité : les pièges à éviter

De nombreux conducteurs pensent que le système ABS, qui permet de freiner fort sans risque de blocage des roues, réduit leur distance d’arrêt et leur permet donc de réduire leur distance de sécurité. Il n’en est rien ! Ce système permet simplement de garder le contrôle de la trajectoire, mais le calcul de la distance de sécurité sur autoroute et sur route reste le même.

Les conducteurs pressés ont également l’impression qu’en “collant” le véhicule de devant, ils gagneront du temps. C’est faux : si le véhicule devant se déplace à 50 km/h, vous roulerez également à 50 km/h, que vous soyez très près du véhicule devant ou non.

Au final, il faut essayer de créer comme un “coussin d’espace” autour de votre véhicule . Celui-ci englobe les distances de sécurité avant/arrière et les distances de sécurité latérales et vous protégera, ainsi que les autres usagers de la route, en cas d’imprévu.

Maintenir la distance de sécurité sur autoroute et sur route est important dans toutes les conditions de circulation. Découvrez tous nos conseils pour rester en sécurité lorsque la circulation est dense que vous vous situez dans une file de véhicules.