Règles de stationnement

Dans cette thématique des cours de code, vous trouverez tout ce qu’il faut savoir sur les différents types de stationnement, ainsi que la réglementation à respecter lorsque vous souhaitez garer votre véhicule.

Les différents types de stationnement

Le code de la route prévoit différents types de stationnement pour garer un véhicule :

  • le stationnement en créneau consiste à se garer le long du trottoir, dans le sens de la circulation
  • le stationnement en épi consiste à ranger son véhicule en biais par rapport au trottoir
  • le stationnement en bataille consiste à se garer perpendiculairement à la rue

Les stationnements réglementés et limités

En agglomération, on peut trouver des stationnements réglementés et limités, c’est-à-dire que vous devez respecter certaines règles pour garer votre voiture sans infraction : 

  • le stationnement peut être limité dans le temps par exemple
  • l’autorisation de stationner peut dépendre de la date (stationnement à alternance semi-mensuelle par exemple)
  • le stationnement peut être payant

Vous devez donc prêter attention aux indices de signalisation qui précisent ces règles (panneaux, panonceaux, marquages au sol, etc..), sous peine de sanctions. 

Les parkings

En agglomération, on peut également trouver différents types de parking :

  • les parkings publics dont les emplacements sont librement accessibles aux usagers de la route
  • les parkings privés dont les emplacements appartiennent à une personne, à une entreprise ou à tout autre organisme privé
  • les parkings privés à usage public dont les emplacements se situent sur des terrains privés mais sont accessibles à tous les usagers (ex : parking de supermarché)

Tous ces parkings sont soumis à des règles de circulation, qui, si elles ne sont pas respectées, peuvent entraîner des sanctions.

Les stationnements gênants ou dangereux

Les stationnements gênants ou dangereux sont interdits, à cause justement de la gêne ou du danger qu’ils causent pour le conducteur et les autres usagers de la route. Par exemple, stationner dans un virage, une intersection, un passage à niveau, n’est pas autorisé, même en l’absence de signalisation d’interdiction. Il existe cependant quelques cas où le stationnement est gênant, mais l’arrêt reste autorisé, comme l’arrêt devant un garage. 

Deux articles du code de la route réglementent ces stationnements, ainsi que les sanctions applicables si vous ne respectez pas l’interdiction :

panneau stationnement interdit
Panneau de stationnement et arrêt interdits.

Les stationnements interdits

Le code de la route comporte plusieurs éléments de signalisation d’interdiction de stationner : des panneaux, qui peuvent être complétés par des panonceaux, et des marquages au sol. L’interdiction de stationner peut-être liée à différentes raisons, comme un stationnement dangereux par exemple. Vous devez donc absolument respecter cette signalisation, sous peine de sanctions. 

Dans certains cas, l’arrêt reste toléré, à condition de pouvoir déplacer le véhicule à tout moment en cas de besoin.

Que dit l’article r417-11 du code de la route ?

L’article r417-11 du code de la route traite des règles de stationnement que tout conducteur est tenu d’appliquer. Il définit en particulier ce qui peut être considéré comme étant un stationnement très gênant et donc interdit, ainsi que les sanctions qui peuvent être appliquées lorsqu’on ne respecte pas cette réglementation. Étudions cet article plus en détails.

SOMMAIRE

article 417-11 code de la route

Article r417-11 : les arrêts et stationnements très gênants ou dangereux

Définition des arrêts et stationnements très gênants ou dangereux

L’article R417-11 du code de la route définit les arrêts ou stationnements très gênants et/ou dangereux, qui peuvent entraver la circulation et mettre en danger les autres usagers, et qui sont donc des stationnements interdits. Il établit également les contraventions dont le conducteur du véhicule peut écoper s’il est sanctionné pour ce type d’enfreinte au code de la route.

Exemples de situations où l’arrêt et le stationnement sont interdits

Conformément à ce que prévoit le paragraphe 1 de l’article r417-11 du code de la route, les automobilistes ont interdiction de s’arrêter ou de se garer :

  • sur les voies et chaussées exclusivement réservées à la circulation des taxis, des véhicules de transport public de voyageurs, ou des véhicules d’intérêt général prioritaires 
  • sur les trottoirs (sauf pour les tricycles à moteur, les motocyclettes, et les cyclomoteurs) 
  • sur les places réservées aux personnes handicapées
  • sur les passages piétons (et jusqu’à 5 mètres avant dans le sens de la circulation) 
  • devant l’accès d’une bouche d’incendie
  • sur les emplacements prévus pour les véhicules de transport de métaux précieux ou de transport de fonds 
  • sur les pistes cyclables et les voies vertes 
  • près des panneaux de signalisation et des feux de signalisation, en particulier quand le gabarit du véhicule est suffisamment important pour empêcher les autres usagers de la route de les voir
  • à proximité des bandes d’éveil de vigilance (marquages au sol destinés aux personnes malvoyantes, hormis celles signalant le quai d’un arrêt de transport public)
  • dans une zone touristique délimitée par la police où se trouve tout véhicule ou ensemble de véhicules d’une surface maximale de 20 m2 

Une réglementation pour les stationnements gênants

L’article r417-11 du code réglemente les stationnements très gênants et dangereux, mais sachez qu’il existe également un article R417-10 qui traite des arrêts et stationnements gênants, qui sont également interdits et sanctionnés. C’est le cas, par exemple, lorsque le conducteur s’arrête ou se gare en double file, devant une entrée d’immeuble ou à un endroit empêchant un autre usager d’accéder ou de se dégager de sa place de stationnement. Les sanctions encourues dans ce cas sont, dans la plupart des cas, des contraventions de 2ème classe.

Sanctions encourues en cas d’enfreinte au code de la route

Montant de l’amende prévue par l’article r417-11 du code de la route

Toute infraction à l’article r417-11 du code de la route est sanctionnée par une amende de 4ème classe, d’un montant forfaitaire de 135€ pouvant être majoré à 375€, payable dans les 45 jours suivant l’envoi de l’avis de contravention.

De plus, si le stationnement très gênant n’entraîne pas de retrait de point sur le permis de conduire, un stationnement dangereux en revanche vous coûtera 3 points ! 

Seuls les services de police compétents sont habilités à constater une infraction pour stationnement très gênant. Le cas échéant ils peuvent dresser un procès verbal et le placer sur le pare-brise du véhicule concerné. 

Comme le prévoit le paragraphe 2 de l’article r417-11 du code de la route, il est possible d’adresser un recours auprès de l’Officier du ministère public pour toute contestation d’un procès verbal pour stationnement très gênant. Il suffit, pour ce faire, d’envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception 45 jours maximum après avoir reçu l’avis de contravention ou 30 jours maximum après avoir reçu l’avis d’amende majorée.

En cas d’absence ou de refus d’obtempérer du conducteur

Les articles L.325-1 à L. 325-3 permettent aux autorités compétentes de sanctionner plus lourdement tout contrevenant ne mettant pas un terme à un stationnement très gênant, qu’il s’agisse d’un conducteur refusant d’obtempérer ou non présent dans son véhicule.Ils peuvent dans ce cas procéder à l’immobilisation et la mise en fourrière du véhicule, voire à une suspension du permis de conduire.

Peut-on écoper de plusieurs contraventions pour la même infraction au stationnement ?

Même si le stationnement très gênant dure plusieurs heures, voire même plusieurs jours, il ne peut être sanctionné que par une seule amende. Si les autorités compétentes vous verbalisent malgré tout plusieurs fois pour cette infraction, réglez la première amende puis contestez les autres en n’oubliant pas de fournir la preuve de votre premier paiement.

Pour éviter tout problème ou accident, veillez donc à garer votre véhicule aux emplacements réservés à cet usage, et de manière sécuritaire. Et c’est exactement ce que les enseignants partenaires de l’auto-école Lepermislibre vous apprendront à faire lors de votre formation à la conduite.

Que dit l’article r417-10 du code de la route ?

L’article r417-10 du code de la route est relatif aux règles de stationnement qui s’appliquent aux conducteurs. Il définit plus particulièrement ce qui sera considéré comme un stationnement gênant et donc interdit, ainsi que les pénalités encourues en cas de non respect de cette réglementation. Voici ce que dit cet article en détails.

SOMMAIRE

réglementation de l'article (417-10 du code

Article r417-10 du code de la route : réglementation des arrêts et stationnements gênants

Que dit l’article de loi

L’article R417-10 du Code de la route stipule que « Tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à gêner le moins possible la circulation ». Cet article définit ainsi les cas où l’on pourrait considérer un stationnement gênant pour la circulation ou pour le passage d’un autre usager de la route, qui serait dans ce cas un stationnement interdit. L’article prévoit également les contraventions encourues par le conducteur du véhicule.

Exemples d’arrêts ou de stationnements gênants

Pour ne pas enfreindre l’article r417-10 du code de la route, les automobilistes doivent éviter de s’arrêter ou de se garer :

  • Sur les emplacements réservés aux taxis, aux véhicules des services publiques, aux véhicules de transport de voyageurs et aux véhicules de livraison
  • Sur les pistes et les bandes cyclables (ou en bordure), sur les voies vertes ou les zones de rencontre
  • Sur les voies réservées aux piétons
  • Sur les bandes d’arrêt d’urgence, sauf en cas d’absolue nécessité
  • Sur tout emplacement pouvant empêcher un autre véhicule d’avoir accès ou de se dégager d’une place de stationnement
  • Sur tous les emplacements empêchant l’accès à des installations souterraines, aux bouches d’incendie ou aux bornes de véhicules électriques
  • Sur toute voie publique spécifiquement désignée par arrêté de police municipale,
  • Entre une ligne continue du marquage au sol et le bord de la chaussée, quand la largeur de la voie est insuffisante et forcerait dès lors les autres véhicules à circuler en chevauchant ou en franchissement la ligne
  • En double file, exception faite pour certains véhicules comme les cyclomoteurs à deux roues, les cycles à deux roues et les motocyclettes sans side-car
  • Sur tout emplacement empêchant les autres usagers de voir les panneaux et les feux de signalisation

Une réglementation encore plus stricte pour les stationnements très gênants ou dangereux 

En juillet 2015 est entré en vigueur l’article R417-11 du code de la route, qui lui, définit l’arrêt ou le stationnement dangereux ou très gênant. C’est le cas, par exemple, d’un stationnement sur une place handicapée, sur un passage piétons ou sur un trottoir, à une intersection, dans un virage ou sur un passage à niveau. Les sanctions encourues sont alors plus sévères que celles définies par l’article r417 10.

Pénalités encourues en cas d’arrêt ou stationnement gênant

Montant de l’amende prévue par l’article r417-10 du code de la route

Lorsque les services de police compétents constatent une infraction pour stationnement gênant, ils dressent un procès verbal qui sera placé sur le pare-brise du véhicule. Il s’agit d’une contravention de 2ème classe sur laquelle doivent être indiqués :

  • le lieu et la date de l’infraction
  • la marque du véhicule, son numéro d’immatriculation et sa couleur
  • l’infraction commise
  • le montant de l’amende
  • le type de contravention 
  • le numéro de matricule et de service de l’agent 

Le montant forfaitaire de l’amende inhérente à toute infraction à l’article r417-10 du code de la route est de 35€ et peut être majoré à 75€. Cette amende doit être payée dans les 45 jours qui suivent l’envoi de l’avis de contravention. 

Il faut savoir qu’il est toujours possible de contester un procès verbal pour stationnement en adressant un recours auprès de l’Officier du ministère public. Pour ce faire, vous devez envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception dans les 45 jours qui suivent la réception de votre avis de contravention ou dans les 30 jours suivant la réception de votre avis d’amende majorée.

En revanche, en cas de stationnement gênant, le contrevenant ne se verra retirer aucun point à son permis de conduire.

Des sanctions plus lourdes en cas de refus d’obtempérer ou d’absence du conducteur

En plus de sanctionner le stationnement gênant, l’agent doit tout mettre en œuvre pour le faire cesser. C’est pourquoi vous risquez de voir votre véhicule immobilisé et mis en fourrière si :

  • vous êtes absent de votre véhicule au moment où l’agent constate l’infraction et que vous ne pouvez donc pas le déplacer
  • êtes présent mais refusez de le faire, malgré son injonction

Peut-on être verbalisé plusieurs fois pour la même infraction au stationnement ?

La jurisprudence inhérente à l’article r417-10 du code de la route nous prouve que non.  En effet, même si l’on stationne pendant plusieurs heures ou même plusieurs jours au mauvais endroit, cela ne peut donner lieu qu’à une seule et unique amende. Un stationnement gênant ne peut donc pas, en principe, être sanctionné par plusieurs PV.

Si vous êtes, malgré tout, verbalisé plusieurs fois vous n’aurez qu’à régler la première amende et contester toutes les autres en fournissant la preuve de ce premier paiement.

Toutefois, pour éviter tout problème avec les autres usagers et les autorités, il vous suffit de prendre toutes les précautions nécessaires pour stationner votre véhicule correctement et en toute sécurité. C’est très précisément ce que les enseignants partenaires de l’auto-école Lepermislibre vous apprendront à faire tout au long de votre formation à la conduite.

Les différents types de parking : public, privé et privé à usage public

Se garer n’est pas toujours chose aisée. Différents types de parking existent : des parkings publics, des parkings privés ou des parkings privés à usage public. On vous explique tout sur leurs spécificités, qui peut s’y garer et dans quelles conditions.

différents types de parking

Différents types de parking existent mais tous n’obéissent pas aux mêmes règles.

Quels sont les différents types de parking ?

Les parkings publics

Les parkings publics sont les emplacements dédiés au stationnement, librement accessibles aux usagers de la route. Ils sont gérés par l’État et appartiennent donc aux communes et aux collectivités. C’est le type de parking que vous rencontrerez le plus souvent : sur le bord de la route, sous forme de parking aérien ou souterrain, etc.

Généralement, sur un parking public, le stationnement est réglementé : il peut être payant, limité dans le temps. Attention à bien respecter les règles pour ne pas avoir de mauvaise surprise à votre retour !

 différents types de parking

Panneau indiquant la présence d’un parking.

Les parkings privés

Parmi les différents types de parking, ceux dits privés appartiennent à une personne, à une entreprise ou à tout autre organisme privé. Ce qui rend l’accès à ce lieu de stationnement interdit pour les usagers lambdas. Il peut s’agir d’un parking réservé aux habitants d’un immeuble par exemple. Box, garage, parking de surface, à l’extérieur… ce type de parking peut prendre plusieurs formes.

Attention, si vous stationnez sur ce genre de parking et que vous n’avez aucune autorisation pour y rester, votre véhicule peut être envoyé à la fourrière. Alors faites attention où vous vous garez !

Les parkings privés à usage public

Certains parkings sont privés mais restent accessibles au public. C’est par exemple le cas des parkings de supermarchés bénéficiant d’un accès libre. Même s’ils se situent sur des terrains privés, l’accès y est autorisé.  

Sur les différents types de parking, quelles sont les règles de circulation ?

Sur un parking public

Comme un parking public appartient à l’État, le code de la route y est appliqué. Si vous ne voulez pas risquer une amende, vous devrez donc vous y conformer. En bon conducteur, vous devrez suivre les indications des panneaux du code de la route et les marquages au sol, tout en respectant les règles de priorité. En cas d’infraction, les mêmes sanctions que sur la voie publique peuvent être appliquées.

Sur un parking privé

D’après le code de la route, toutes les voies ouvertes à la circulation publique sont soumises aux règles du code de la route. Dès lors, dans le cas d’un parking privé fermé à la circulation publique, il est possible que des règles spécifiques s’appliquent, qui ne suivent pas forcément celles du code de la route. Cependant, cela ne veut pas dire que le code de la route n’est pas appliqué ! C’est le règlement intérieur du lieu qui énonce les règles de conduite. Pour ne prendre aucun risque, suivez la signalisation et le marquage au sol du lieu.

parking privé à usage public

Parmi les différents types de parking, ceux des supermarchés sont généralement privés à usage public.

Sur un parking privé à usage public

Un parking privé à usage public est une voie accessible à la circulation publique. Vous devez donc respecter le code de la route. En effet même si vous êtes sur un parking privatif à usage public, il est interdit d’enfreindre les règles du code sous peine de vous retrouver en infraction.

Bien que tous les parkings n’obéissent pas aux mêmes règles, n’oubliez jamais de rouler avec prudence et de suivre les signalisations. Pensez à consulter nos astuces pour savoir comment vous garer en créneau, en bataille ou en épi !

Stationnement interdit : les stationnements dangereux  

Entreposé au mauvais endroit, votre véhicule peut constituer une menace pour les autres usagers de la route, ainsi que pour vous-même. Un stationnement dangereux est donc un stationnement interdit. C’est pourquoi vous devez en connaître les subtilités !

stationnement interdit
On considère un stationnement comme dangereux lorsqu’il peut porter atteinte aux autres usagers

Stationnement dangereux et sanctions

Le stationnement dangereux ou l’arrêt dangereux est défini dans le code de la route et est sanctionnable. Ne vous garez donc pas n’importe où !

Définition

Un véhicule à l’arrêt ou en stationnement ne doit pas constituer de dangers pour les autres usagers. On considère un stationnement comme dangereux lorsque le véhicule bloque la visibilité des autres, est arrêté ou stationné à proximité d’intersections, etc.

Le stationnement dangereux rejoint donc les stationnements interdits ou gênants, tous sont considérés comme des stationnements interdits.

Stationnement dangereux : les sanctions

Tout comme le stationnement gênant et le stationnement interdit, le stationnement dangereux est sanctionné par la loi. Ce genre d’infraction entraîne une contravention de 4ème classe conduisant à une amende d’un montant minimum de 135€. De plus, vous perdez 3 points sur votre permis ! Mieux vaut donc ne pas prendre le stationnement dangereux à la légère !

Les différents types de stationnement dangereux

Stationnement dangereux en cas de visibilité réduite

Si vous garez votre véhicule et que celui-ci diminue la visibilité des autres usagers sur une route, alors vous êtes en stationnement dangereux. Cela est encore pire en cas de circulation de nuit. Vous devez donc être attentifs et ne laisser votre véhicule sur la chaussée sous aucun prétexte ! Votre véhicule pourrait être emmené à la fourrière ou vous pourriez perdre des points sur votre permis.

Stationnement dangereux dans un virage

Un virage est sûrement le pire endroit où laisser votre voiture… En effet, si un autre automobiliste s’engage dans ce tournant, il ne verra pas votre voiture et n’aura pas le temps de réagir à temps. Autrement dit, vous risquez l’accident ! Les conséquences pourraient être terribles. Alors ne soyez pas inconscient et réfléchissez à deux fois avant de vous arrêter.

Sommet des côtes et passages à niveau

Les autres endroits où stationner constitue un grand risque sont les sommets de côtes et les passages à niveau.

Dans le premier cas, les usagers montant la côte ne verront pas votre véhicule. Au sommet, il y a peu de chances qu’ils aient le temps de réagir à temps pour une manœuvre d’évitement.

stationnement interdit
Ne vous garez pas sur un passage à niveau, ce serait un stationnement dangereux !

À moins de vouloir causer un accident, ne vous arrêtez pas sur un passage à niveau. D’une, vous bloqueriez la circulation sur la route et sur les rails. Et de deux, vous ne voulez pas risquer une collision avec un train ! Si par malchance vous tombez en panne sur un passage à niveau, ayez le réflexe de pousser votre véhicule hors de la voie le plus rapidement possible.

Afin d’être certains d’avoir toutes les clés en main, revoyez tous les cas où le stationnement est interdit. Il est important de connaître ces règles de base car pour conduire, car après avoir roulé, il faut bien se garer !

Stationnement interdit : comprendre l’interdiction de stationner

Savoir repérer un stationnement interdit est indispensable pour stationner en toute sécurité et éviter les contraventions. Voici un rappel des panneaux du code de la route et de marquages au sol qui indiquent l’interdiction de stationner.

Stationnement interdit mais arrêt toléré

Les indices suivants signalent un stationnement interdit, mais l’arrêt reste possible. Cette règle de stationnement implique donc de bien connaître la différence entre l’arrêt et le stationnement. On n’oubliera pas également de s’assurer que l’arrêt ne soit ni gênant, ni dangereux avant d’immobiliser le véhicule.

Panneau d’interdiction de stationner

Stationnement interdit
Panneau signalant un stationnement interdit sur la chaussée et l’accotement

Ce panneau signale un stationnement interdit sur la chaussée et l’accotement, du côté où il est implanté. L’interdiction de stationner s’applique à partir du panneau et jusqu’à la prochaine intersection.

Ligne jaune discontinue au sol

Un marquage jaune au sol sous forme de ligne discontinue le long du trottoir indique également un stationnement interdit le long de cette ligne. Comme expliqué précédemment, l’interdiction de stationner n’empêche pas l’arrêt.

Arrêt et stationnement interdits

La signalisation suivante indique une interdiction de stationner ainsi qu’une interdiction de s’arrêter. Dans ce cas, les règles de stationnement sont claires : vous ne pouvez pas du tout immobiliser votre voiture, même pour un bref instant, ou même en restant au volant.

Panneau d’arrêt et stationnement interdits

Arrêt et stationnement interdits
Panneau indiquant un arrêt et stationnement interdit du côté où il est implanté.

Ce panneau indique un stationnement interdit doublé d’une interdiction de s’arrêter sur la chaussée et l’accotement, du côté où le panneau est implanté. Cette règle de stationnement s’applique à partir du point où est situé le panneau et jusqu’à la prochaine intersection.

Ligne jaune continue au sol

Une ligne jaune continue au sol le long du trottoir signale également l’interdiction de stationner et l’interdiction de s’arrêter le long de cette ligne.

A noter que vous pouvez également rencontrer les panneaux d’interdiction de stationner accompagnés de précisions, sous forme de panonceaux par exemple. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’une stricte interdiction de stationner, mais d’un stationnements réglementé, selon les règles du code de la route.

Stationnement gênant ou dangereux : les interdits

Lorsqu’on est en situation de stationnement gênant ou de stationnement dangereux, cela équivaut à un stationnement interdit, même en l’absence de signalisation. Voici les principaux endroits concernés.

Stationnement gênants et dangereux : interdiction totale

Dans les endroits suivants, on considère le stationnement dangereux en plus d’être un stationnement gênant. La règle qui s’applique est donc sans appel : arrêt ET stationnement interdits.

Arrêt et stationnement interdits dans un virage, une intersection

Immobiliser son véhicule dans un virage ou une intersections constitue un obstacle d’un grand danger pour tous les usagers de la route, même pour un court instant. On ne peut jamais prévoir comment les autres conducteurs vont réagir face à une situation imprévue, un accident est trop vite arrivé ! L’arrêt comme le stationnement sont dangereux et interdits.

Arrêt et stationnement interdits sur un passage à niveau

Bien évidemment, sur un passage à niveau, arrêt et stationnement sont ultra dangereux, interdits et impensables.

Stationnement interdit mais arrêt toléré

Même en cas de stationnement gênant, il arrive que l’arrêt soit toléré. Le stationnement interdit reste en vigueur bien sûr. Il convient donc de bien connaître la différence entre l’arrêt et le stationnement.

Devant un garage : stationnement interdit, arrêt toléré

Devant un garage, le stationnement est gênant et interdit car il pourrait bloquer l’entrée et la sortie de véhicules. Cependant, l’arrêt est toléré, tant que cela ne constitue aucun danger et que le conducteur peut déplacer le véhicule à tout moment.

Stationnement gênant et interdit devant un garage
Devant un garage, le stationnement est gênant et donc interdit, mais l’arrêt reste toléré.

En double file : stationnement interdit, arrêt toléré

Il est bien sur interdit de stationner sur la chaussée en double file, car le stationnement serait très gênant et dangereux pour les autres usagers. L’arrêt est néanmoins toléré, pour déposer quelqu’un par exemple, sous réserve d’assurer la sécurité de tous les usagers de la route.

Autoroutes et routes réglementées

Il va de soi que le stationnement est dangereux et interdit sur l’autoroute et sur les routes à accès réglementé. Seul l’arrêt en cas d’urgence est possible, sur la bande d’arrêt d’urgence, comme son nom l’indique !

De manière générale, même lorsque vous ne rencontrez pas de signalisation indiquant une interdiction de stationner, il est de la responsabilité du conducteur de faire preuve de vigilance et de bon sens pour éviter tout arrêt ou stationnement gênant ou dangereux.

Si la situation vous le permet et que vous décidez d’effectuer un stationnement, assurez-vous de prendre les précautions nécessaires pour assurer la sécurité autour de votre véhicule. Les enseignants partenaires de l’auto-école Lepermislibre sauront vous transmettre les bons gestes pendant votre formation au permis de conduire.

Stationnement réglementé et limité : comprendre les règles

Un stationnement réglementé signifie qu’il est soumis à certaines conditions. Il peut s’agir d’un stationnement limité dans la durée par exemple, ou d’un stationnement payant. Voici ce qu’il faut savoir pour identifier les règles de stationnement du code de la route.

Reconnaître un stationnement réglementé

Règles de stationnement indiquées par des panonceaux

Pour indiquer un stationnement réglementé, un panonceau peut accompagner le panneau d’interdiction de stationner. Ce panonceau précise les règles de stationnement, c’est-à-dire les conditions sous lesquelles on a le droit de stationner. Il peut s’agir par exemple d’un stationnement limité dans le temps, payant, réservé à certains usagers, etc.

Règles de stationnement pour toute une zone

Un stationnement réglementé peut s’appliquer dans toute une zone et non uniquement dans une rue. Dans ce cas, vous rencontrerez un panneau d’interdiction sur un fond blanc, avec les règles de stationnement précisées également par un symbol ou du texte.

Zone à stationnement payant
Ce panneau indique que le stationnement est payant dans toute la zone où il est implanté.

Il existe également ce qu’on appelle des zones bleues, qui sont des zones à règles de stationnement spécifiques.

Stationnement limité dans le temps

Un exemple de stationnement réglementé est le stationnement limité dans le temps. C’est souvent le cas en agglomération, près des commerces, dans les endroits où le stationnement doit être temporaire. Il est donc permis de se garer pour un temps défini, au delà duquel le conducteur doit quitter son stationnement, sous peine d’amende.

La durée limitée pour le stationnement est en général indiquée sur un panneau ou panonceaux, comme expliqué précédemment.

Stationnement à durée limitée avec contrôle par disque
Ce panneau indique le stationnement à durée limitée avec contrôle par disque. Le conducteur doit indiquer sur le disque l’heure à laquelle son stationnement a débuté.

Le contrôle de la durée de stationnement peut se faire par disque, comme c’est le cas si vous rencontrez le panneau ci-dessus. Le disque permet d’indiquer l’heure à laquelle le stationnement a débuté. Il suffit de régler manuellement l’heure et de le placer bien en vue sous le pare-brise de la voiture.

Stationnement réglementé en fonction de la date

Le stationnement réglementé dépend parfois de la date : selon le jour du mois, les règles de stationnement ne sont pas les mêmes.

Le stationnement par alternance semi-mensuelle

Le stationnement par alternance semi-mensuelle a pour objectif de limiter le stationnement à un côté de la chaussée uniquement, avec changement de côté tous les quinze jours.

Ce type de stationnement est indiqué par les panneaux qui suivent. Il est indiqué sur le panneau les dates auxquelles le stationnement est interdit, du côté où il est placé.

Interdiction de stationner du 1er au 15 du mois
Ce panneau indique l’interdiction de stationner du premier au quinze du mois, du côté de la chaussée où il est placé.
Interdiction de stationner du 16 à la fin du mois
Ce panneau indique l’interdiction de stationner du 16 à la fin du mois du côté de la chaussée où il est placé.

Les quartiers à alternance semi-mensuelle

Si vous rencontrez le panneau ci-dessous, cela signifie que dans toutes les rues de la zone, le stationnement se fait d’un seul côté, avec changement de côté tous les quinze jours.

Zone de stationnement à alternance semi-mensuelle
Ce panneau indique l’interdiction de stationner dans les rues d’un quartier, côté pair du 1er au 15 et côté impair du 16 à la fin du mois.

En cas de stationnement réglementé par une alternance semie-mensuelle dans tout un quartier ou toute une zone, il faut prendre en compte non seulement la date, mais aussi le numéro des maisons pour savoir de quel côté stationner.

  • la première quinzaine du mois, interdiction de stationner du côté des numéros pairs
  • la deuxième quinzaine du mois, interdiction de stationner du côté des numéros impairs

Stationnement payant

Lorsque les règles de stationnement imposent de payer pour stationner, cela est indiqué soit par un marquage au sol, soit par un panneau. Le stationnement payant est souvent synonyme de stationnement limité dans le temps : il y a souvent une durée maximum pour laquelle on peut payer.

Pour payer le stationnement, des horodateurs sont à disposition sur le trottoir. Suite au paiement, on obtient un ticket à poser sous le pare-brise du véhicule, qui indique l’heure jusqu’à laquelle le stationnement a été payé.

Attention ! Un véhicule stationné au même endroit depuis plus de 7 jours est considéré comme étant un stationnement abusif et peut être sanctionné. Dans certains endroits, ce délai peut être abaissé.

Respecter un stationnement réglementé est donc très important. En dehors des panneaux du code de la route et des marquages au sol, il convient de savoir également repérer les endroits où le stationnement est gênant ou dangereux et donc interdit.

Quels sont les différents types de stationnement ?

Les différents types de stationnement font partie de l’examen final du permis de conduire. Chaque candidat doit donc savoir comment se garer en créneau, en bataille, en épi… Si le meilleur moyen de réussir ses manoeuvres reste la pratique, bien connaître les différents types de stationnement permet de mieux les anticiper.

Bien entendu, il est indispensable dans tous les cas d’assurer la sécurité autour de son véhicule et prévenir les autres usagers de ses mouvements. Veillez également avant de vous garer de ne pas être sur un e le stationnement ne soit pas stationnement interdit ou un stationnement réglementé.

Le stationnement en créneau

Lors d’un stationnement en créneau, le véhicule est placé le long du trottoir, dans le sens de la circulation. C’est souvent le cas lorsque l’espace pour le stationnement est assez étroit.

Qui n’a pas redouté de devoir effectuer cette manoeuvre le jour de son permis de conduire ? Pourtant, si vous suivez les bons repères, vous deviendrez rapidement un pro !

Stationnement en créneau
Stationnement en créneau droit ou gauche selon le sens de la circulation.

Le stationnement en épi

Dans un stationnement en épi, le véhicule est rangé en biais par rapport au trottoir. En fonction de l’orientation des emplacements de stationnement et de la visibilité, on peut se garer en épi en marche avant ou en marche arrière.

Par exemple, si une piste cyclable est située entre la chaussée et les emplacements de stationnement, il convient de se garer en marche arrière, pour avoir une bonne visibilité lorsqu’on quitte son emplacement, en cas de passage d’un cycliste. N’oublions pas que prendre en compte les autres usagers de la route fait partie de l’évaluation du permis de conduire.

Stationnement en épi avant
Dans ce cas, le stationnement en épi se fait en marche avant, pour suivre le sens de la circulation.
Stationnement en épi arrière
Dans ce cas, le stationnement en épi se fait en marche arrière, pour suivre le sens de la circulation.

Le stationnement en bataille

On parle de stationnement en bataille lorsqu’un véhicule est garé perpendiculairement à la rue. En fonction de la visibilité, le stationnement peut se faire en marche avant ou marche arrière.

Stationnement en épi
Stationnement en épi en marche avant.

Maintenant que vous connaissez la théorie, découvrez toutes nos astuces et nos conseils pratiques pour savoir comment bien se garer en créneau, en bataille ou en épi. A consulter sans hésitation si vous passez votre permis de conduire !