Conseils pour la conduite

Vous trouverez dans cette rubrique tous nos conseils pratiques pour la conduite, un guide précieux si vous souhaitez apprendre à conduire ou vous perfectionner. 

Vous pouvez commencer simplement, en apprenant comment démarrer, accélérer et freiner. Vous pouvez ensuite apprendre comment diriger votre voiture sur la route, comment franchir les rond points, les carrefours et les intersections. Vous trouverez enfin de nombreux conseils pour vous adapter aux différentes situations en conduite. 

Des astuces à noter absolument si vous préparez votre examen du permis de conduire !

Carrefour à sens giratoire : comment l’aborder selon le code de la route

Contrairement à son cousin le rond-point, le carrefour à sens giratoire est très répandu en France : on en compte 30 000 environ. Quels sont les règles pour franchir ce genre de passage ? Voilà qui pourrait intéresser un grand nombre de candidats au permis… et de conducteurs confirmés !

carrefour à sens giratoire code de la route
On compte plus de 30 000 carrefours giratoires en France

Reconnaître le panneau du carrefour à sens giratoire

Souvent confondu avec le rond-point, le carrefour à sens giratoire répond à des règles précises, définies par le code de la route. Ce type de carrefour est annoncé en amont par le panneau de carrefour à sens giratoire ci-dessous. 

panneau carrefour à sens giratoire
Panneau d’un carrefour à sens giratoire.

Vous rencontrerez également des panneaux “ Cédez le passage” à l’arrivée au carrefour. Vous devez en effet céder le passage aux usagers déjà engagés dans l’anneau du carrefour à sens giratoire. 

L’objectif d’un giratoire est de fluidifier et faire ralentir la circulation, tout en permettant aux usagers de changer de direction. On en compte environ 30 000 en France, soit 6 fois plus qu’en Allemagne. Ce qui en fait le pays possédant le plus de carrefours de ce genre au monde !

Carrefour à sens giratoire : que dit le code de la route ?

Avant de s’engager dans le carrefour à sens giratoire

Voici quelques bonnes pratiques à appliquer dès que vous apercevez le panneau annonçant le carrefour à sens giratoire :

  1. En premier lieu, avant et pendant que vous réduisez votre vitesse, vérifiez bien dans vos rétroviseurs qu’aucune voiture n’est trop proche de vous à l’arrière. Si c’est le cas, il faudra alors freiner avec prudence et progressivement.
  2. Freinez alors doucement et rétrogradez les vitesses jusqu’à arrêt complet si c’est nécessaire. En règle générale, on aborde un rond-point à maximum 30 km/h en agglomération.
  3. Avant de vous engager, vérifiez que la voie soit libre et faites particulièrement attention aux usagers de la route moins visibles : vélos, motos, scooters. Pour ce faire, contrôlez l’angle mort et vos rétroviseurs.
  4. Si vous ne pouvez pas vous insérer tout de suite sur l’anneau, arrêtez-vous et attendez que la voie se libère. Pensez à anticiper, en repérant les véhicules présents sur l’anneau avant de vous engager. Autrement, vous risquez l’accident.

Comment se placer sur un carrefour à sens giratoire ?

Le carrefour à sens giratoire, d’après le code de la route, permet selon les situations de se placer sur la voie de gauche ou de droite, ce dès l’entrée du rond-point.

  • Si vous allez tout droit ou prenez la première sortie à droite, placez-vous sur le côté droit de la chaussée.
  • Si vous voulez aller à gauche ou faire demi-tour, placez-vous sur le côté gauche de la chaussée.

Une fois sur l’anneau, vous devez rester sur la gauche ou la droite de la chaussée, en fonction de la sortie qui vous prendrez. Cependant, si vous êtes à gauche, veillez à changer de voie avant de sortir. Avant de vous déporter sur la voie de droite, effectuez bien tous les contrôle nécessaires pour ne pas couper la route aux autres usagers : rétroviseurs et angles-morts.

panneau carrefour à sens giratoire
Bien se positionner et indiquer sa direction aux autres usagers est essentiel sur un carrefour giratoire.

Carrefour à sens giratoire : le clignotant

Le clignotant averti les autres automobilistes de votre direction. Cela leurs permet d’anticiper votre conduite et donc la leur également. Avant de vous engager dans le carrefour, vous devez déjà savoir où vous allez sortir.

Concernant la signalisation à l’aide des clignotants dans un carrefour à sens giratoire, le code de la route indique que :

  • Si vous allez à gauche ou à droite, vous devez activer le clignotant avant de vous insérer. 
  • Si vous allez tout droit, vous devez mettre votre clignotant avant de prendre la sortie. Il faut donc l’activer juste après avoir passé la sortie précédente.
  • Si vous tournez à gauche, vous devez mettre votre clignotant droit avant de changer de voie dans l’anneau et de prendre la sortie. 

L’importance des contrôles visuels

Pour être en sécurité dans un carrefour à sens giratoire, le code de la route indique qu’il faut impérativement effectuer des contrôles visuels. Comme mentionné plus haut, vérifiez déjà vos rétroviseurs avant l’entrée dans le giratoire. Puis avant de sortir de l’anneau, contrôlez le rétroviseur extérieur et l’angle mort. Cette étape est très importante car vous vous assurez de ne pas provoquer de collision avec d’autres usagers.

Les deux roues sont moins visibles que les voitures, soyez donc particulièrement attentifs à ces derniers.

Dès que vous verrez un panneau de carrefour à sens giratoire, vous saurez désormais comment réagir. Le jour du permis de conduire, l’inspecteur sera particulièrement attentif à ce que les contrôles de sécurité soient correctement effectués lors du franchissement de ces intersections. N’hésitez donc pas à anticiper et à régler correctement vos rétroviseurs pour avoir une visibilité optimum. 

Comment prendre un rond-point ?

Point important de la formation au permis de conduire, le rond-point est un passage parfois difficile à appréhender. On ne sait pas où se placer, ni comment se positionner par rapport aux autres automobilistes. Pour savoir comment prendre un rond-point, il est nécessaire de connaître quelques règles de bases.

comment prendre un rond point
Le rond-point de la place de l’Étoile à Paris.

Rond-point : les règles du code de la route

Un rond-point est une intersection en anneau, comprenant plusieurs sorties. Pour faire la différence entre un rond point et un carrefour à sens giratoire, observez bien la route : il n’y a pas de panneau de signalisation ni de marquage au sol à l’entrée d’un rond-point.

En effet, au niveau d’un rond point, le code de la route indique que les usagers circulants dans l’anneau doivent céder le passage aux usagers venant de droite, qui souhaitent s’engager dans l’anneau.

On trouve assez peu de rond-points en France. L’exemple le plus connu est celui de la place de l’Étoile à Paris. Cependant, il est important de connaître les règles à appliquer à l’approche de ce type d’intersection. Voici donc comment prendre un rond-point.

Comment prendre un rond-point : bien se positionner sur la chaussée

Comme au niveau de n’importe quel type de carrefour, il existe des manœuvres à connaître à l’approche d’un rond-point.

Approcher un rond-point

Bien que vous ayez la priorité, la première chose à faire à l’approche d’un rond-point est de ralentir avec la pédale de frein. Quand vous êtes en agglomération, attendez d’être à 30 km/h avant de commencer à rétrograder. Les usagers circulant dans l’anneau doivent vous céder le passage. Assurez-vous tout de même que la voie soit libre avant de vous engager !

Positionnement sur un rond-point : que dit le code de la route ?

comment prendre un rond point
Le positionnement sur un rond-point est le même que pour un carrefour à sens giratoire, mais attention, ce n’est pas la même règle de priorité !

Afin d’approcher et de s’engager dans un rond-point le plus sereinement possible, il est important de savoir où se placer. Si vous prévoyez de sortir à droite ou d’aller tout droit, positionnez-vous de préférence sur la droite de la chaussée avant de vous engager dans le carrefour. Une fois dans le rond-point, restez sur la partie droite de la route avant de sortir.

Au contraire, si vous voulez sortir à gauche ou faire demi-tour, vous devez vous placer sur la partie gauche de la chaussée, et conduire à gauche dans le rond-point. Le code de la route est clair sur ce point. Vous devrez ensuite vous rabattre sur la droite de la chaussée un peu avant de sortir, pour ne pas couper la route aux autres usagers.

Comment prendre un rond-point : signaler et contrôler

prendre un rond point clignotant
Comment ne PAS prendre un rond-point !

Rond-point : quels clignotants activer ?  

Concernant les clignotants, enclenchez-les avant de vous engager dans le rond-point. Le clignotant avertira ainsi les autres automobilistes de votre direction le plus tôt possible. Vous minimisez ainsi les risques d’accident, car nombreux sont les accrochages qui surviennent à cause de l’oubli d’un clignotant. C’est aussi vrai dans beaucoup d’autres cas, comme sur l’autoroute, en circulation dense par exemple.

Quand vous tournez à gauche ou faites demi-tour dans un rond-point, activez votre clignotant gauche avant d’entrer dans l’anneau. Si vous allez à droite, activez le clignotant droit. Activez également le clignotant droit avant de sortir du rond-point.

Contrôler vos rétroviseurs

Comme dans bon nombre de situations au volant, il est primordial de bien contrôler vos rétroviseurs avant de changer l’orientation de votre voiture. Avant de vous engager dans le rond-point, vérifiez à l’aide des rétroviseurs qu’il n’y ait pas de danger. Par exemple, un vélo ou un deux roues peut facilement se glisser sur la droite de votre voiture avant que vous tourniez. Si ce dernier se lance au même moment que vous dans le rond-point, vous risquez de le heurter ! Ce qui est également vrai pour les autres virages. Ensuite, quand vous êtes engagé dans le rond-point, soyez attentifs à ce que personne ne vous coupe la route. Enfin, à la sortie, contrôlez encore une fois le rétroviseur droit et l’angle mort. Vous serez alors sûr de ne pas faire d’accrochage.  

Vous savez maintenant comment prendre un rond-point dans les règles de l’art. Découvrez maintenant comment franchir un carrefour à sens giratoire.

Peur de conduire : comment la surmonter ?

peur de conduire sur autoroute

Conduire est une activité qui n’est pas sans risques. Au volant, nous réagissons tous d’une manière différente. Pour certains c’est un acte naturel… Et pour d’autres c’est un véritable calvaire ! Quelques conducteurs en développent même une phobie : c’est ce qu’on appelle la peur de conduire.

peur de conduire sur autoroute
La peur de conduire survient dans des moments stressants : seul sur l’autoroute, circulation dense, conditions difficiles, etc…

Qu’est-ce que la peur de conduire ?

Qui est concerné ?

La peur de conduire est un phénomène pouvant affecter un certain nombre d’apprentis conducteurs, mais aussi des conducteurs confirmés. Aussi appelée amaxophobie, elle se caractérise par la phobie de conduire un véhicule ou d’être dans un véhicule. Elle peut apparaître dans différentes situations sources d’angoisse pour l’automobiliste. Certains automobilistes vont être victimes d’une attaque de panique en circulation dense. D’autres seront tétanisés à l’idée de repasser leur permis de conduire après l’avoir raté plusieurs fois.
Les raisons de cette angoisse sont difficilement identifiables : peur de conduire seul, peur de conduire sur l’autoroute, d’être observé et jugé, manque de confiance en soi… Nous verrons plus tard qu’il existe des solutions pour mieux appréhender ces difficultés.

Comment se manifeste la peur de conduire ?

Les personnes souffrant de cette phobie deviennent incapables de conduire, ou au prix de (très) gros efforts. Voici quelques symptômes de cette peur : tremblements, transpiration, crispation, attaques de panique, palpitations ou vertige. Cette angoisse n’est donc pas à prendre à la légère, car elle peut empêcher le conducteur d’adopter une attitude sereine au moment de prendre le volant.

Peur de conduire : les causes

Plusieurs causes peuvent expliquer cette peur, voici les plus répandues.

Manque de confiance en soi

Chez des personnes manquant d’assurance, la peur de conduire est plus susceptible de se développer. En effet, si vous manquez de confiance en vous en temps normal, ce phénomène peut être amplifié au volant, situation à lourdes responsabilités. Ce manque de confiance peut donc se manifester en particulier par la peur de conduire seul.  Bien sûr, ce n’est pas une généralité. Certaines personnes peu sûres d’elles seront tout de même capables de gagner en assurance au volant.

Peur de conduire et stress post-traumatique

Chez certaines personnes, la peur de conduire a pour origine un événement précis. Le fait d’avoir assisté à un accident par exemple peut créer un blocage très fort envers tout ce qui concerne les véhicules. On appelle ce phénomène le stress post-traumatique, c’est-à-dire une angoisse qui se développe après un événement marquant.

Si vous avez vécu un accident sur voie rapide par exemple, il est possible que vous soyez confronté par la suite à une peur de conduire sur autoroute ou autre type de voie rapide.

Conditions d’apprentissage de la conduite

La manière dont votre formation au permis de conduire s’est déroulée affecte forcément votre comportement et votre sensibilité au volant. Apprendre à conduire est une étape difficile et éprouvante, pendant laquelle il est important de se sentir bien, en confiance. Si cela n’a pas été le cas, peut-être avez-vous mal assimilé certaines techniques de conduite, ou développé certaines craintes ? Dans ce cas, il peut suffire de tester une autre méthode d’apprentissage pour retrouver confiance en vous et vaincre votre peur de conduire !

Chez Lepermislibre, vous êtes libre de réserver des leçons avec l’enseignant de votre choix, d’en changer, de conduire aux horaires qui vous conviennent… Que vous ayez déjà votre permis ou non, testez vous-même, en réservant une première heure sans engagement.

Comment remédier à la peur de conduire ?

La peur de conduire peut devenir un véritable blocage et un handicap. Même s’il n’y a pas de solutions miracles : certaines méthodes existent pour atténuer cette angoisse.

peur de conduire seul
Ta peur de conduire, maîtriser tu devras

J’ai peur de conduire sur l’autoroute, que faire ?

Peut-être que l’origine de votre angoisse est liée à votre peur de conduire sur l’autoroute ? Dans ce cas, il n’est jamais inutile de revoir les techniques de conduite : comment aborder une voie d’accélération ou de décélération, ou encore dépasser les autres usagers en toute sécurité. Pourquoi ne pas simplement reprendre quelques leçons avec un enseignant de la conduite ? Les enseignants partenaires Lepermislibre seront ravis de vous accompagner pour quelques leçons, que vous ayez déjà obtenu votre permis ou non.

J’ai peur de conduire seul, que faire ?

Si la peur de conduire seul vous dissuade de prendre le volant, n’hésitez pas à demander à une personne de confiance de vous accompagner en voiture, surtout au début. Pour progressivement vous retrouver seul au volant. Cette transition peut vous permettre de prendre confiance en vous et de contrôler votre angoisse petit à petit.

La respiration pour contrôler la peur de conduire

La respiration est un élément essentiel qui aide à gérer son stress dans de nombreuses situations, y compris si vous avez peur de conduire. Lorsque vous sentez l’angoisse monter, concentrez-vous sur votre rythme respiratoire et tentez de le ralentir. Respirez avec le ventre plutôt que le thorax, la respiration ventrale vous aidera à vous détendre musculairement et mentalement. Vous serez ainsi plus calme, plus concentré et donc plus apte à gérer efficacement votre conduite !

peur de conduire sur autoroute
La respiration ou encore l’hypnose peuvent aussi vous aider à surmonter votre peur

Si conduire reste une activité nécessitant beaucoup d’attention et qui peut être source de stress, dans certains cas, la peur de conduire peut relever de causes profondes et complexes. Pour surmonter cette angoisse, il peut être utile de consulter un spécialiste comme un psychologue ou un expert en hypnose.

Toutes les pistes valent d’être explorées pour (re)trouver le plaisir de conduire ! En attendant, n’hésitez pas à consulter nos conseils pour vous préparer au permis de conduire en toute sérénité, comme les règles de dépassement ou croisement sur la route.

Conduire quand l’adhérence des pneus à la route est réduite

Plusieurs facteurs peuvent réduire l’adhérence des pneus à la route et entraîner des dérapages ou allonger la distance de freinage. Une mauvaise adhérence des pneus nécessite donc d’adapter sa conduite. Voici quelques conseils pratiques lorsque les conditions sont plus dangereuses, à connaître si vous passez votre permis de conduire.

Les conditions qui réduisent l’adhérence des pneus à la route

De nombreuses conditions diminuent l’adhérence des pneus à la route. En cas de mauvaises conditions météorologiques ou d’obstacles, l’attention est de mise !

La neige, un facteur qui réduit l’adhérence des pneus à la route.
La neige, un facteur qui réduit l’adhérence des pneus à la route.

Pluie et neige : réduction de l’adhérence des pneus et de la visibilité

Par temps de pluie ou de neige, l’adhérence des pneus à la route est fortement réduite. Plusieurs éléments de la chaussée sont rendus particulièrement glissants, comme les marquages au sol (peinture), les plaques d’égout, les feuilles mortes. La probabilité de déraper sur ces surfaces est donc accrue. Dans certains cas, il peut même se produire un phénomène qui entraîne la perte totale du contrôle du véhicule : l’aquaplaning.

De plus lorsque la chaussée est mouillée, la distance de freinage est multipliée par deux. Sur route enneigée, cette distance est encore plus longue. C’est pourquoi vous devez être prévoyant et anticiper au mieux la conduite des autres usagers.

La luminosité et la visibilité en voiture sont réduites en cas de neige et de pluie. Malgré les essuie-glaces avant et arrière, la perception est altérée. N’hésitez pas à utiliser la ventilation pour éviter la buée, ainsi que vos feux de voiture.

Verglas : adhérence des pneus très faible et dangereuse

Une chaussée verglacée est extrêmement glissante. L’adhérence des pneus à la route est très faible, ce qui rend le véhicule quasi incontrôlable. La distance de freinage est bien entendu démultipliée également. Rouler sur du verglas augmente considérablement les risques d’accident et nécessite des précautions très particulières, comme nous l’évoquerons plus loin.

Graviers, plaques d’huile : obstacles à l’adhérence des pneus

Surveillez bien la chaussée, les obstacles à l’adhérence des pneus sont nombreux. Une plaque de gasoil ou d’huile d’un véhicule passé avant vous aura les mêmes effets qu’une plaque verglacée ! La présence de graviers sur la chaussée peut entraîner des dérapages également, surtout dans les courbes. Évitez ces obstacles autant que possible et si vous n’avez pas le choix, ralentissez.

Vitesse et adhérence des pneus à la route

Tout le monde n’en est pas forcément conscient, mais la vitesse diminue l’adhérence des pneus à la route. Plus vous roulez vite, plus vous aurez de chances de déraper et de provoquer un accident, surtout dans les virages.

Equipements spécifiques pour améliorer l’adhérence des pneus

Pneus hiver pour une meilleure adhérence des pneus

Les pneus neige, la meilleure solution pour une bonne adhérence des pneu à la route.
Les pneus hiver : la meilleure solution pour ne pas déraper sur la neige.

Pour minimiser la perte d’adhérence, il existe des pneus spécialement conçus, appelés pneus hiver (ou pneu neige). Leur structure augmente l’adhérence des pneus à la route et les rend donc plus adaptés pour la période d’hiver, sur sol mouillé, enneigé ou verglacé.  Leur utilisation diminue nettement le risque d’accident.

Les chaînes et les chaussettes pour augmenter l’adhérence des pneus

Vous pouvez mettre des chaînes sur vos roues pour augmenter l’adhérence des pneus sur route enneigée. Les chaînes sont autorisées uniquement dans certaines zones, qui seront signalées par un panneau. Des chaussettes à neige en textile existent aussi mais sont moins efficaces.

Adapter sa conduite en cas de faible adhérence des pneus à la route

Distances de sécurité et vitesse adaptées en cas de faible adhérence

Comme nous l’avons déjà dit, la vitesse est l’un des facteurs réduisant l’adhérence des pneus à la route. Réduisez donc votre allure et augmentez la distance de sécurité avec le véhicule qui vous précède, pour avoir le temps de réagir face aux dangers de toute sortes.

Perte d’adhérence des pneus : freiner progressivement

Si par mégarde vous dérapez sur une plaque de verglas ou sur de la neige par exemple, restez calme et ne freinez surtout pas brutalement. Au contraire, appuyez doucement et de manière répétée sur la pédale de frein. Un freinage sec et soudain en cas de perte d’adhérence des pneus à la route risquerait de bloquer vos roues.

Évitez les coups de volant pour assurer l’adhérence des pneus

Ne pas faire de coup de volant quand l'adhérence des pneus est réduite.
Évitez les coups de volant pour ne pas déraper.

Lorsque l’adhérence des pneus à la route est faible, un coup de volant trop brutal risquerait de vous faire déraper ou perdre le contrôle du véhicule. Conduisez avec souplesse pour éviter tout accident ou queue de poisson involontaire !

En suivant ces conseils, vous réduisez les risques d’accidents en cas de perte d’adhérence des pneus. Mais n’oubliez pas, de nombreuses autres situations dangereuses existent, comme la conduite de nuit par exemple.

Comment réussir un démarrage en côte ?

Qui n’a jamais stressé lors de son premier démarrage en côte ? Ou même lors des suivants ? Cette manœuvre parfois demandée le jour de l’examen du permis de conduire peut être source d’angoisse. Pourtant, en appliquant la bonne méthode et avec un peu d’entraînement, faire un démarrage en côte n’est pas si difficile.

Comment faire un démarrage en côte.
Avec de l’entraînement, faire un démarrage en côte n’est pas si difficile

Selon les situations, deux techniques pour faire un démarrage en côte

Démarrer une voiture est un chose. Démarrer en côte en est une autre ! Pour effectuer un démarrage en côte en voiture, il faut d’abord décider quelle technique utiliser, en fonction de la pente. Il existe deux techniques différentes, l’une avec frein à main et l’autre sans.

Comment faire un démarrage en côte en pente raide ?

Voici comment faire un démarrage en côte avec une technique particulièrement pratique dans les pentes raides : la technique du frein à main.

  1. Lorsqu’on est à l’arrêt en pente raide, on enclenche le frein à main en tirant sur le manche, sans forcer et sans appuyer sur le bouton, jusqu’à son blocage.
  2. Toujours à l’arrêt, On débraye puis on enclenche la première vitesse.
  3. On relâche la pédale d’embrayage jusqu’à ce que l’avant du véhicule commence à se soulever légèrement. On est à ce moment en point de patinage et on maintient cette position.
  4. Lorsqu’on est prêt à avancer et finaliser le démarrage en côte, on ajoute de l’accélération pour donner de la puissance au moteur, puis on retire le frein à main. Pour cela, on tire le manche légèrement vers le haut, on appuie sur le bouton, puis on descend le manche entièrement en maintenant le bouton appuyé.
  5. On maintient le point de patinage pendant 3 à 4 secondes environ jusqu’à ce que le véhicule soit bien lancé, puis on lâche l’embrayage.

Et voilà comment faire un démarrage en côte au frein à main. Suivez ces conseils et tout ira bien ! De plus, faire un démarrage en côte à l’aide du frein à main permet de prolonger la durée de vie de l’embrayage car vous embrayerez avec plus de souplesse et de maîtrise.

Comment faire un démarrage en côte en pente douce sans le frein à main ?

Voici la technique pour faire un démarrage en côte lorsque la pente est assez douce et que vous vous sentez assez à l’aise pour ne pas utiliser le frein à main.

  1. En conservant le pied sur la pédale de frein, on débraye puis on enclenche la première vitesse.
  2. On relâche la pédale d’embrayage jusqu’à ce qu’une vibration du moteur se fasse entendre. Il s’agit donc du point de patinage. Ensuite, on lâche le frein. A ce moment, le véhicule doit être en équilibre et ne doit donc ni avancer, ni reculer.
  3. On ajoute de l’accélération pour donner de la puissance et lancer le véhicule, en gardant le point de patinage 3 à 4 secondes. Puis on relâche l’embrayage et on continue à accélérer pour avancer.

Si vous avez peur de caler, de partir en arrière et de heurter le véhicule derrière vous, gardez en tête que le frein à main est juste à votre droite ! De plus, n’oubliez pas que vous pouvez réserver des leçons avec un enseignant Lepermislibre pour travailler vos démarrages en côte, que ce soit pour préparer votre examen du permis de conduire ou simplement reprendre confiance en vous. Dans tous les cas, nos enseignants diplômés Lepermislibre seront là pour vous aider.

Comment réussir un démarrage en côte : bonus pratique

En complément des techniques de démarrage en côte présentées ci-dessus, découvrez comment réussir un démarrage en côte à coup sûr grâce à ces astuces.

Ne pas avoir peur de “pousser” le moteur lors du démarrage en côte

En côte, la voiture aura besoin de plus de puissance que sur terrain plat pour avancer, surtout si vous avez une voiture essence. C’est pourquoi lors d’un démarrage en côte, vous ne devez pas hésiter à bien appuyer sur la pédale d’accélérateur avant de quitter le point de patinage. Ce n’est pas grave si le moteur rugit un peu. Mieux vaut être bruyant que dangereux !

Rester souple sur l’embrayage pour maîtriser le démarrage en côte

La vibration au moment où vous êtes au point de patinage dépendra de la pente. Plus la pente sera importante, plus la vibration devra l’être pour conserver le véhicule immobile. Le point d’équilibre dépend donc de la pente. C’est pourquoi il faut garder une cheville souple sur la pédale d’embrayage, pour pouvoir adapter rapidement sa position et trouver le point d’équilibre de la voiture.

Voici donc comment réussir vos démarrages en côte, il ne vous reste plus qu’à mettre nos astuces en pratique. Découvrez toutes nos astuces pour réussir vos manœuvres du permis de conduire : la marche arrière, les stationnements

Conduire en circulation dense et dans une file de véhicules

Conduire en circulation dense

Conduire en circulation dense peut s’avérer frustrant dans un monde où tout va toujours plus vite. Chacun a tendance à adopter un comportement individualiste et cela créé des tensions et des risques élevés en cas de circulation dense. Voici quelques conseils à suivre, qui vous aideront également dans votre préparation au permis de conduire.

Qu’est-ce que la circulation dense ?

La circulation dense : définition

La circulation dense est ce qu’on appelle plus communément “bouchons” ou ralentissements. On parle aussi de circulation en file dès lors que plusieurs véhicules se suivent et que l‘on se trouve sur une chaussée comportant plusieurs voies de circulation.

Conduire dans une file de véhicules nécessite une concentration importante car outre les véhicules circulant devant et derrière, on a aussi des véhicules côte à côte avec nous.

Conduire en circulation dense et en file n’est en général pas le moment le plus plaisant au volant, mais il suffit de rester calme et tout se passera bien !  

La circulation en interfile : un danger lié à la circulation dense

Souvent, lorsque la circulation se fait à allure faible, ou de façon saccadée, il arrive que les 2 roues créent une interfile, c’est-à-dire qu’ils circulent entre les voies de circulation pour se déplacer plus rapidement. Ce phénomène se produit davantage en circulation dense. Lorsque cela arrive, les 2 roues ont une plus forte tendance à créer une interfile.

Conduire en circulation dense : quelles précautions ?

Conduire en circulation dense peut paraître facile car on roule moins vite, mais en réalité une plus grande concentration est requise.

Vérifier les rétroviseurs en cas circulation dense

Pensez à contrôler régulièrement vos rétroviseurs en cas de circulation dense. Si la situation l’exige, vous pouvez aussi vous écarter légèrement d’un véhicule circulant en interfile pour être plus en sécurité.

Conduire en circulation dense
Conduire en circulation dense, une situation stressante et source de risques

Rester vigilant quand on conduit en circulation dense

Une chute de l’attention est assez fréquente lorsque la circulation se fait à faible allure. Pour bien conduire en circulation dense, il est primordial de rester attentif. En cas de bouchons par exemple, on a l’impression que rien ne peut arriver. C’est bien évidemment faux car le trafic est dense et les actions ou réactions des autres sont parfois imprévisibles.

Un trafic en circulation dense implique un plus fort risque de collision. L’utilisation des rétroviseurs sera donc répétée très régulièrement.

Il faudra donc prendre de grandes précautions tout au long de votre trajet et notamment au moment de changer de voie pour un dépassement ou autre.

Changer de voie en circulation dense

On ne traverse jamais plusieurs voies en une seule fois, mais voie après voie, en vérifiant à chaque fois si elle est libre. Cela vaut pour la circulation dense mais aussi lorsque le trafic est fluide.

Anticiper la conduite des autres conducteurs

Il est fréquent pour changer de direction qu’on soit obligé de changer une ou plusieurs fois de voie au préalable. Il est impératif d’anticiper les changements de voie, surtout en cas de circulation dense. Il convient d’évaluer la distance et la vitesse des autres usagers pour réaliser des changements de voie en toute sécurité et bien avant le moment de changer de direction.

Cas particulier en circulation dense

Il est à noter que si l’on circule dans la voie de droite et que celle-ci est plus rapide que celle de gauche, cela n’est pas considéré comme un dépassement par la droite. Toutefois, méfiance dans ce genre de situation : un usager peut brutalement et sans prévenir changer de voie.

En conclusion, même à faible vitesse, voire à l’arrêt, n’oubliez pas que vous êtes au volant d’une voiture et que vous devez rester sur vos gardes. Si vous suivez ces conseils, conduire en circulation dense ne vous posera aucun problème !

Découvrez aussi les règles du code de la route pour croiser et dépasser les autres usagers en toute sécurité.

Conduire la nuit : conseils en cas de visibilité réduite

conduire la nuit et bien utiliser les feux

Conduire la nuit peut sembler plus sûr en raison du trafic peu dense mais la moitié des accidents mortels surviennent de nuit ! La visibilité réduite additionnée à la fatigue peut causer de graves accidents. Mais alors, comment conduire la nuit ? Certaines notions sont utiles à savoir pour conduire de nuit : conseils, astuces et solutions existent pour vous faciliter la vie ! En voici quelques-uns, fournis par nos soins.  

Conduire la nuit : quels dangers ?

De nuit, les zones larges de notre champ visuel sont beaucoup moins visibles. Dans les courbes, les feux éclairent surtout vers l’extérieur du virage (on peut retrouver ce phénomène dans les tunnels également).

conduire la nuit et bien utiliser les feux
Conduire de nuit : bien utiliser les feux pour rouler en toute sécurité.

Conduire la nuit : une visibilité diminuée

Conduire la nuit comporte de nombreux risques. Il est important d’en être bien informé pour bien réagir à la tombée du soleil. L’un des premiers facteurs de risque la nuit est le manque de visibilité. En effet, le champ visuel est diminué et le sens du relief est perturbé. Conduire dans ces conditions demande une concentration accrue. Les yeux sont mal adaptés et on a tendance à moins repérer les obstacles. De plus, les routes mal éclairées (surtout hors-agglomération), rendent la conduite de nuit plus complexe.

Conduire de nuit, dangers extérieurs

Le danger peut aussi provenir d’éléments extérieurs. Certes on trouve moins de véhicules la nuit, mais le risque d’accident est tout de même plus élevé. Il faut être particulièrement attentif aux comportement des autres conducteurs. On n’est jamais à l’abri de croiser un conducteur peu alerte, ou en état d’ébriété par exemple. Conduire la nuit nécessite donc de rester prévoyant, pour pouvoir réagir rapidement en cas d’imprévu.

Les animaux constituent aussi une source de danger sérieuse sachant qu’ils se déplacent davantage la nuit. Conduire la nuit demande donc d’avoir de bon réflexes !

En cas de fortes pluies ou d’averses de nuit, il est important de faire attention à l’aquaplaning. La vision limitée ajoutée à la perte d’adhérence multiplie le risque d’accident.

Mais alors, comment conduire la nuit lorsque les phénomènes gênants s’accumulent ? Voici quelques conseils.

Conduire de nuit : conseils pour rouler en toute sécurité

Comment conduire la nuit pour rester en sécurité ? Quelques techniques simples vous permettront de toujours rester attentif et alerte. Pour conduire de nuit, les conseils et astuces Lepermislibre sont les suivants.

Conduire de nuit, conseil n°1 : rester éveillé

Quelle attitude adopter pour bien conduire la nuit ? Plusieurs solutions existent afin de mieux supporter un trajet nocturne. Aux premiers signes de fatigue (paupières lourdes, raidissement), n’hésitez surtout pas à faire une pause, voire une sieste. Même une sieste de 20 minutes peut vous remettre en forme !

Conduire la nuit nécessite de rester le plus éveillé possible. Pour cela, gardez un regard mobile et actif, allumez la radio ou parlez avec vos passagers !

Conduire de nuit, conseil n°2 : croisement avec d’autres usagers

Si vous croisez d’autres automobilistes et que vous êtes éblouis, ne regardez surtout pas les phares. Orientez plutôt votre regard vers le bas-côté droit de la chaussée.

Comment conduire la nuit : utiliser les bons feux

Le code de la route contient des règles qui indiquent comment conduire la nuit, en particulier quels feux utiliser selon la situation. L’utilisation des feux dépend avant tout de la route empruntée et si elle est éclairée ou non.

Comment conduire la nuit sur une route éclairée

Même si la route est éclairée, il est interdit de conduire la nuit sans feux. En agglomération ou hors-agglomération, il est préférable d’activer les feux de croisement. Cependant il est possible de rouler avec uniquement les feux de position dans une agglomération bien éclairée (tunnel compris). Si l’éclairage n’est pas suffisant, les feux de croisement sont obligatoires.

Comment conduire la nuit sur une route non éclairée

En l’absence d’éclairage sur une route de nuit et si vous êtes seul, allumez vos feux de routes pour mieux voir, mais aussi pour être mieux vu. Pensez cependant à repasser en feux de croisement pour ne pas éblouir les autres usagers.

Voilà donc comment bien gérez vos feux et comment conduire de nuit, ces conseils permettront de rendre votre conduite plus aisée. Vous pouvez également consulter notre article pour savoir comment utiliser vos feux en cas de brouillard.

Vous savez donc maintenant comment conduire la nuit ! Il existe d’autres conditions rendant la conduite moins sûre et plus complexe, comme le manque d’adhérence, un paramètre important à aborder dans votre formation au permis de conduire.

Aquaplaning ou aquaplanage : les risques et comment les éviter

Par temps de pluie, l’aquaplaning, aussi appelé aquaplanage, constitue l’un des dangers principaux en voiture. Mais qu’est-ce que l’aquaplanage et comment éviter les risques de l’aquaplanage ? Une notion cruciale pour le permis de conduire et la sécurité routière !

Qu’est-ce que l’aquaplanage, ou l’aquaplaning en voiture ?

Les termes “aquaplanage” ou “aquaplaning” paraissent sortis d’un parc d’attraction aquatique. Mais ne vous y laissez pas prendre, l’aquaplanage est un phénomène très dangereux pouvant survenir en cas de pluie.

Mais qu’est-ce que l’aquaplanage ?

Lorsque la route est mouillée, il se crée une pellicule d’eau entre le pneu et la chaussée. Cette pellicule d’eau peut empêcher totalement l’adhérence au sol du pneu. Si celui-ci ne peut évacuer suffisamment et rapidement l’eau, le véhicule devient alors incontrôlable et glisse sur la chaussée. C’est ce phénomène qu’on appelle l’aquaplaning.

Aquaplaning ou aquaplanage en voiture : les risques
L’aquaplaning ou aquaplanage, un phénomène dangereux en cas d’intempérie, qui entraîne la perte de contrôle du véhicule.

Quels sont les risques de l’aquaplanage, ou aquaplaning ?

Ce n’est pas le danger le plus présent à l’esprit des conducteurs, mais les risques de l’aquaplanage sont bien réels  : dérapage, perte de contrôle, glissement de la voiture sur la chaussée.

Si l’aquaplaning se produit sur une voie vide, le véhicule peut tourner sur lui-même sans rien heurter. Cependant sur une route fréquentée ou en cas de circulation dense, les conséquences peuvent être bien plus dramatiques !

En cas de fortes pluies ou d’averses, il est donc important de faire attention à l’aquaplaning.

Le risque d’aquaplanage est encore plus important lorsque la visibilité est limitée, notamment de nuit. La vision réduite ajoutée à la perte d’adhérence multiplie le risque d’aquaplanage.

Comment éviter l’aquaplaning?

Afin de limiter le plus possible les risques d’aquaplanage, plusieurs solutions existent.

Contrôler l’état des pneus pour prévenir l’aquaplaning

Tout d’abord il est important de bien contrôler la pression et l’état des pneus. Si vos pneumatiques sont sous gonflés, le risque d’aquaplanage est multiplié ! N’oubliez pas de surveiller les sculptures des pneus, moins elles sont profondes, moins l’eau est évacuée. C’est pourquoi insistons sur l’importance de vérifier régulièrement l’état des pneus afin de garantir une bonne adhérence à la route et de prévenir le phénomène d’aquaplaning.

Ne pas freiner brusquement pour éviter les risques d’aquaplanage

Un bon freinage peut également vous sauver de l’aquaplaning. Privilégiez toujours le frein moteur et ne soyez jamais brutal avec la pédale de frein. En effet, les gestes brusques augmentent les chances de déraper. Enfin, ne roulez pas sur les flaques d’eau, surtout si elles sont profondes.

Pensez à consulter nos autres conseils pour la conduite en cas d’adhérence et de visibilité réduites.

Distance de sécurité : calcul et évaluation

La distance de sécurité est l’écart entre deux véhicules qui permet de conserver une marge de manoeuvre et de prévenir les accidents. Voici comment se calcule la distance de sécurité et surtout comment évaluer la bonne distance de sécurité sur autoroute et sur route, une notion très importante pour le permis de conduire.

Le calcul de la distance de sécurité

Maintenir une distance de sécurité suffisante avec les véhicules alentours assure la possibilité d’agir et de réagir, quelle que soit la situation, sans forcément s’arrêter.

Calcul de la distance de sécurité en conditions optimales

Le calcul de la distance de sécurité est le suivant : il suffit de multiplier le chiffre des dizaines de votre vitesse par 6. On obtient alors la distance de sécurité minimale avec le véhicule de devant.

Par exemple :

  • à 50 km/h= 6×5 soit 30 mètres de distance de sécurié
  • à 90 km/h=6×9 soit 54 mètres de distance de sécurité

Le calcul de la distance de sécurité sur autoroute et sur toutes les routes est le même. Cependant, ce calcul ne vaut que dans des conditions normales d’adhérence au sol, c’est-à-dire avec des pneus en bon état et sur chaussée propre.

Adapter la distance de sécurité en fonction de la situation

Le calcul de la distance de sécurité présenté ci-dessus n’est pas fixe. Certains éléments sont à prendre en compte également.

Faîtes attention notamment à la distance de sécurité du véhicule à l’arrière. Si celui-ci ne se trouve trop proche de vous, vous devez augmenter votre distance de sécurité avec le véhicule de devant pour compenser.

Il est aussi très important d’augmenter la distance de sécurité en cas d’intempérie. Sur chaussée mouillée par exemple, on doit multiplier sa distance de sécurité par 1,5.

Distance de sécurité latérale

Vous devez également laisser une distance suffisante avec les véhicules sur le côté : c’est ce qu’on appelle la distance de sécurité latérale.

En agglomération à moins de 50 km/h, la distance minimale à respecter est 1 mètre, ce qui représente à peu près une portière ouverte. Hors agglomération, la distance de sécurité latérale minimale est 1,50 mètres.

Cette distance permet notamment de préserver les usagers les plus vulnérables, comme les 2 roues et les piétons. En effet, le véhicule provoque un souffle en roulant et ces usagers pourraient être déstabilisés par ce souffle et chuter en cas de croisement ou de dépassement. De plus, si un usager vient à faire un écart brutal, un manque de distance de sécurité latérale peut entraîner un choc.

Comment évaluer la distance de sécurité en conduite

Il n’est pas facile d’apprécier une distance visuellement. Voici donc quelques repères pratiques pour évaluer la distance de sécurité sur autoroute et sur route.

Evaluer la distance de sécurité sur autoroute

Pour conserver une bonne distance de sécurité sur autoroute, veillez à laisser au moins deux lignes blanches d’intervalle avec le véhicule de devant (il s’agit des lignes en bordure de la chaussée).

Distance de sécurité sur autoroute
La distance de sécurité sur autoroute peut être évaluée grâce aux lignes blanches en bordure de la chaussée : laissez au minimum deux lignes entre vous et le véhicule devant.

Evaluer la distance de sécurité sur route

Voici une technique simple pour le calcul de la distance de sécurité sur n’importe quelle route.

Vous devez laisser deux secondes de marge avec le véhicule vous précédant. Prenez un point de repère au loin et commencez à compter quand l’arrière du véhicule devant vous passe ce point, en énumérant à vitesse normale “une seconde, deux secondes”. L’avant de votre véhicule ne devra pas atteindre le point de repère avant d’avoir fini de compter.

Si le véhicule de derrière n’est qu’à une seconde de vous, vous devez augmenter votre distance de sécurité d’une seconde avec le véhicule de devant.

Calcul de la distance de sécurité
Le calcul de la distance de sécurité peut se faire en secondes : le véhicule de devant doit être situé à deux secondes de vous minimum. N’oubliez pas d’augmenter cette distance si le véhicule de derrière est trop près.

Distance de sécurité non respectée : les risques

Distance de sécurité et accidents

Le nombre d’accidents liés à un manque de distance de sécurité est conséquent et ses répercussions peuvent être tragiques. Plus la vitesse augmente, plus la force de l’impact en cas de choc sera violente.

A titre informatif, voici ce que représente un choc avant/arrière selon votre vitesse :

  • à 30 km/h,  le choc équivaut déjà à une chute du premier étage d’un bâtiment, soit d’environ 3 mètres
  • à 50 km/h, cela équivaut à tomber d’environ 8 mètres (troisième étage).
  • à 100 km/h on passe à 32 mètres, (douzième étage)
  • à 130 km/h on tombe à près de 60 mètres (vingt-deuxième étage)

Inutile de vous demandez l’état dans lequel vous pensez vous retrouver après le choc !

Maintenir la distance de sécurité : les pièges à éviter

De nombreux conducteurs pensent que le système ABS, qui permet de freiner fort sans risque de blocage des roues, réduit leur distance d’arrêt et leur permet donc de réduire leur distance de sécurité. Il n’en est rien ! Ce système permet simplement de garder le contrôle de la trajectoire, mais le calcul de la distance de sécurité sur autoroute et sur route reste le même.

Les conducteurs pressés ont également l’impression qu’en “collant” le véhicule de devant, ils gagneront du temps. C’est faux : si le véhicule devant se déplace à 50 km/h, vous roulerez également à 50 km/h, que vous soyez très près du véhicule devant ou non.

Au final, il faut essayer de créer comme un “coussin d’espace” autour de votre véhicule . Celui-ci englobe les distances de sécurité avant/arrière et les distances de sécurité latérales et vous protégera, ainsi que les autres usagers de la route, en cas d’imprévu.

Maintenir la distance de sécurité sur autoroute et sur route est important dans toutes les conditions de circulation. Découvrez tous nos conseils pour rester en sécurité lorsque la circulation est dense que vous vous situez dans une file de véhicules.