Jeune conducteur : comment payer son assurance moins chère ?

jaune conducteur payer assurance moins chère

Les assureurs considèrent que la catégorie des jeunes conducteurs (1ère assurance auto à son nom et/ou jeune permis probatoire) représente un haut risque de sinistralité. En conséquence, le prix d’une assurance auto pour jeune conducteur est plus élevé que les autres types de contrat. Toutefois il est possible de s’assurer sans se ruiner en appliquant nos conseils pour trouver une assurance auto pour jeune conducteur pas chère.

SOMMAIRE

Le profil du jeune conducteur pour l’assurance auto

Vous venez d’obtenir votre permis de conduire ? Vous souhaitez assurer à votre nom un premier véhicule ? En toute logique, vous allez souscrire à un type d’assurance spécifique : l’assurance pour jeune conducteur.

L’article A.335-9-1 du Code des assurances distingue ainsi comme profil de jeune conducteur :

  • toute personne titulaire d’une permis probatoire (-3 ans d’ancienneté) ;
  • tout personne qui n’a pas eu d’assurance auto à son nom au cours des trois dernières années ;
  • tout conducteur dont le permis de conduire est annulé.

Ainsi, vous êtes concerné si vous êtes un jeune permis, que vous ayez 25 ans ou 45 ans ! La catégorie jeune conducteur recouvre également les personnes qui ont conduit une voiture assurée au nom d’une autre personne (votre conjoint, votre entreprise dans le cas d’une voiture de fonction).

Quel est le prix moyen d’une assurance pour jeune conducteur ?

Pour pouvoir rouler légalement sur le réseau routier, tous les conducteurs doivent obligatoirement souscrire à une assurance auto. Le jeune conducteur doit à minima prendre une assurance de responsabilité civile auto connue sous le nom commun d’assurance au tiers.

Cependant, les assureurs font payer cher leur assurance auto aux conducteurs novices. Leur manque d’expérience au volant est considéré comme un facteur de risque supplémentaire aux yeux des compagnies d’assurances.

Aussi, comme l’autorise le Code des assurances, une surprime jusqu’à 100 % de la prime de référence peut être appliquée lors de la 1ere année d’assurance. Autrement dit, le prix d’une assurance auto peut représenter près du double d’une assurance auto pour conducteur expérimenté.

A titre d’exemple, le coût d’une assurance auto pour jeune conducteur peut atteindre en moyenne 1 347 €/an (Source) contre 641 €/an pour une assurance auto tous profils (Source).

Dégressive, la surprime représente 50 % de la prime de référence lors de la 2e année, puis 25 % la troisième année.

5 conseils pour payer son assurance jeune conducteur moins chère

Heureusement, il existe des astuces simples pour trouver une assurance auto pour jeune conducteur à prix cassés et réduire ainsi le montant de votre cotisation.

Choisir la conduite accompagnée

Les jeunes conducteurs qui ont passé leur permis dans le cadre de la conduite accompagnée payent moins cher leur assurance auto. Le montant de la surprime est limité à 50 % de la prime de référence dès la 1e année (25 % la 2e année et 12,25 % la 3e année).

D’autre part, sachez que les jeunes permis peuvent réduire jusqu’à 1 an maximum la période de leur permis probatoire avec une formation post-permis. Ainsi, le délai d’application de la surprime sur l’assurance auto jeune conducteur peut être réduit à 2 ans au lieu de 3 ans pour une période classique !

Choisir le bon véhicule

Le choix du type de premier véhicule représente un levier d’action pour payer moins cher sa cotisation. Ainsi, il est recommandé d’acheter une voiture d’occasion (+5 ans d’ancienneté et 100 000 km au compteur) plutôt qu’une voiture neuve.

En effet, en tant que jeune conducteur, vous n’êtes pas à l’abri de petits sinistres auto (accrochages, chocs sur la carrosserie).

Avec une voiture de faible valeur, vous pouvez opter pour une couverture minimale sans garanties superflues et bénéficier d’une prime d’assurance moins chère.

Optez également pour un véhicule avec une petite motorisation. Une voiture puissante (+6 CV) représente un haut risque pour les assureurs à cause de la vitesse associée. Il sera difficile d’assurer ce type de véhicule en tant que jeune conducteur sans expérience.

Souscrire à une formule d’assurance avec des garanties minimales

Un jeune conducteur n’a pas forcément besoin d’avoir une couverture assurantielle complète. L’assurance auto tous risques comprend de nombreuses garanties en contrepartie d’une prime élevée.

Une formule moins chère comme l’assurance au tiers peut être parfaite pour un conducteur novice avec une voiture d’occasion. L’essentiel de la protection est concentré sur la responsabilité civile auto. En revanche, vous n’êtes pas couvert sur de nombreux types de sinistre auto (vol, bris de glace, tempêtes ou catastrophes naturelles, etc.)

Aussi, il est important d’avoir une protection adaptée à ses besoins réels. Nous vous recommandons de comparer les garanties qui peuvent être utiles à votre situation : vous garez votre véhicule dans la rue, avez-vous pensé à une garantie vol et incendie ? Qui prendra en charge les réparations d’un impact sur le pare-brise ?… Pensez également au remboursement des frais causés par vos dommages corporels et matériels dans un accident responsable. Une assurance au tiers ne vous couvre pas !

En revanche, un contrat d’assurance au tiers complémentaire peut offrir un bon équilibre entre les garanties et le montant de la cotisation.

Il est essentiel de bien comparer les formules d’assurance auto pour choisir le contrat parfaitement adapté à vos besoins.

Opter pour une assurance auto au km

L’assurance auto au km peut être un bon plan pour les personnes avec de petits budgets comme les jeunes conducteurs. Cette assurance auto à l’usage consiste à calculer en partie le montant de la cotisation annuelle en fonction du nombre de km parcourus sur une période donnée. Ainsi, un jeune conducteur avec une assurance auto au km ne paye que pour l’usage réel de son véhicule.

Un moyen efficace pour réduire le montant de sa prime par rapport à des contrats classiques d’assurance auto.

L’assurance auto au km concerne les conducteurs qui ont de petits trajets ou font peu usage de leur véhicule. Vous êtes ainsi concerné si vous réservez au weekend l’usage de votre véhicule par exemple. Le reste du temps de la semaine, vous utilisez les transports en commun.

Augmenter les franchises auto

La franchise auto est la partie des frais non remboursés par l’assurance auto sur un sinistre. Ainsi, un jeune conducteur qui est sûr de sa conduite peut négocier à la hausse le montant de sa franchise auto avec son assureur. En contrepartie, vous pouvez payer moins cher le prix d’une assurance auto pour jeune conducteur.

En conclusion, les conducteurs novices disposent de différents moyens pour trouver une assurance auto avec le prix le plus bas. Il existe en effet quelques astuces à mettre en place pour réduire le tarif d’une assurance auto pour jeune conducteur.

Lexique assurance auto

lettre lexique
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A

Assistance auto : Garantie qui peut être présente dans le contrat d’assurance auto, ses modalités varient selon le contrat. Cette assistance signifie une prise en charge matérielle en cas de sinistre en tout genre. Il s’agit généralement d’un dépannage en cas d’accident.
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Assurance auto tous risques : C’est la formule d’assurance la plus protectrice mais aussi la plus onéreuse, son prix varie en fonction du nombre ainsi que de la qualité des prestations garanties. Elle vous couvre en cas de sinistre, responsable ou non. En clair, vous recevrez une indemnisation quelle que soit la nature de votre sinistre. Le montant de l’indemnisation dépendra de votre tarif, plus il est élevé plus l’indemnisation sera élevée en conséquence.
Découvrez notre article sur l’assurance tous risques ici.

Assurance auto au tiers : Également qualifié de “responsabilité civile”, la garantie d’assurance auto au tiers est la protection minimale légale. Elle protège autrui contre les dommages que vous pourriez lui infliger mais ne vous indemnisera pas en cas de sinistre. Son tarif est plus attractif en raison du faible nombre de garanties qu’elle octroie.
Découvrez notre article sur l’assurance au tiers ici. 

Assurance auto au km : La formule d’assurance auto au kilomètre permet à l’assuré de calculer son tarif en fonction de la distance qu’il parcourt chaque année. Il paiera donc uniquement en fonction des kilomètres parcourus, sur la base d’un forfait kilométrique prédéterminé. Les modalités varient selon l’assureur, il existe plusieurs types d’assurances au km. Cette formule est principalement plébiscitée par les petits rouleurs et les rouleurs urbains.
Découvrez notre article sur l’assurance auto au kilomètre ici. 

Avenant : Élément ajouté au contrat visant à modifier vos garanties et protections, généralement utilisé pour des cas spécifiques.

B

Bonus auto : Avoir du bonus auto signifie que votre coefficient de réduction majoration (CRM) est inférieur à 1, ce qui correspond à une réduction de votre tarif d’assurance. 5% de bonus est accumulé chaque année sans être déclaré responsable/semi-responsable d’un sinistre. Exemple : si vous payez 1000 euros d’assurance auto mais que votre CRM est de 0,70 alors votre nouveau tarif sera de 700 euros (1000 x 0,70).
Découvrez notre article sur le bonus/malus auto ici

C

Carte grise : Certificat d’immatriculation du véhicule, elle est propre à chaque véhicule et fait office de carte d’identité. Elle doit pouvoir être présentée lors d’un contrôle routier ou en cas de sinistre.
Découvrez notre article sur la carte grise ici

Carte verte : Attestation d’assurance, ce document à pour but de certifier la validité de votre assurance auto. Elle doit pouvoir être présentée lors d’un contrôle routier ou en cas de sinistre.
Découvrez notre article sur la carte verte ici

Collision/versement : Protection financière concernant les dommages sur votre véhicule lorsque vous êtes responsable d’un sinistre, en comprenant les dommages issus d’un délit de fuite.

Contrat d’assurance auto : Il est obligatoire à partir du moment où vous possédez un véhicule. Il répertorie toutes les conditions et garanties relatives à votre assurance auto. Son tarif est spécifique à chaque conducteur, en fonction de plusieurs critères tels que : l’âge, le bonus/malus auto, le véhicule et bien d’autres. Réalisez des devis pour connaître le montant d’un contrat d’assurance auto. 

CRM : Le Coefficient de Réduction Majoration correspond au multiplicateur appliqué à votre prime d’assurance pour obtenir votre tarif final. Il est compris entre 0,5 et 3,5, plus il est bas moins vous paierez cher. Exemple : avec un tarif d’assurance de 1000 et un coefficient de 0,5, vous paierez donc 500 euros ( 1000 x 0,5 ).

D

Dépréciation : Elle correspond au coût d’un véhicule ou d’une pièce après la prise en compte des dégradations dues au temps et à l’utilisation.

Devis : C’est un document obtenu à la suite d’une simulation de contrat d’assurance auto, le but est de connaître le tarif de l’assurance en fonction de votre profil. Vous pouvez ensuite comparer plusieurs devis pour vous aider dans le choix de votre assurance auto.

E

F

Fichier central des sinistres automobiles : Ce fichier regroupe toutes les informations concernant les sinistres auto au cours des 10 dernières années. Il est sous la propriété de l’autorité des marchés financiers (AMF) mais il est géré par le groupement des assureurs automobiles.

Franchise : Inscrit dans votre contrat d’assurance, le montant de la franchise correspond à la somme qu’il vous restera à payer à la suite d’un sinistre, après l’indemnisation de votre assureur.
Découvrez notre article sur la franchise ici. 

G

H

I

Indemnité : Montant versé par l’assurance pour réparer les dégâts à la suite d’un sinistre. Ce montant varie en fonction de votre contrat et votre tarif d’assurance, plus il est élevé plus vos indemnisations prendront en charge une grosse partie des réparations.

J

K

L

M

Malus auto : Avoir du malus auto signifie un CRM supérieur à 1, ce qui correspond à une augmentation de votre tarif d’assurance. Il augmente à cause d’un sinistre responsable (+ 0,25) ou semi-responsable (+0,125) et diminue de 5% au bout d’une année sans être responsable ni semi-responsable d’un sinistre. Au bout de 2 ans sans être responsable/semi-responsable d’un sinistre, le malus auto est supprimé, le CRM vaut alors 1.
Découvrez notre article sur le bonus/malus auto ici

N

O

P

Q

R

S

Sinistre : Plus couramment appelé accident, sont qualifiés de sinistre tous les événements causant des dommages à votre véhicule ou à autrui. Un constat doit être rédigé pour évaluer la responsabilité de chacun dans un sinistre, afin de permettre à l’assurance d’indemniser en fonction.
Découvrez notre article sur les sinistres ici

Combien coûte l’assurance au km ?

tirelire

La cotisation d’une assurance auto au km est calculée en fonction de la distance parcourue et de différents autres paramètres. Cette formule d’assurance auto pour petits rouleurs permet de réaliser entre 30 à 40 % d’économies par rapport à un contrat d’assurance standard. Découvrez dans le détail le principe de calcul de la prime d’assurance auto au km, ainsi que les particularités de tarification de cette formule.

SOMMAIRE

Quels critères définissent le prix d’une assurance auto au km ?

Le calcul de la prime annuelle de son assurance auto au kilomètre se base en grande majorité sur les critères d’une assurance auto standard, avec une spécificité supplémentaire : le kilométrage !

Ainsi, l’assureur calcule la prime d’assurance auto au km en fonction :

1. du profil du conducteur (âge, adresse, ancienneté du permis de conduire, bonus ou malus auto, nombre de sinistre déclaré dans l’année, etc.), ces critères vont permettre à l’assureur de catégoriser le conducteur en fonction de son risque de sinistralité ;

2. du type de véhicule (marque et modèle, motorisation et puissance, année de première mise en circulation, etc.) ;

3. du niveau de protection de son assurance auto, défini par le nombre de garanties souscrites. Le conducteur peut faire le choix entre l’assurance auto au tiers (garanties minimales et assurance la moins chère), l’assurance au tiers complémentaire (bon rapport qualité/prix) ou l’assurance tous risques (garanties complètes et la plus chère) ;

4. l’usage du véhicule (type de stationnement, déclaration de conducteurs secondaires, fréquence d’utilisation, type de trajets (professionnels ou personnels), etc.) à partir duquel l’assureur va déterminer un niveau de risque.

Bien évidemment, l’impact de la distance parcourue est déterminant dans le calcul de la prime d’une assurance auto au km. Lors de la souscription du contrat, le conducteur doit définir un plafond de kilomètres à ne pas dépasser à la fin de l’année.

Quel est le coût moyen d’une assurance auto au km ?

Le prix d’une assurance auto au km varie en moyenne entre 140€ et 311€ par mois pour une couverture de garanties au tiers, et entre 199 € et 479 € pour une couverture de garanties tous risques (Source : Capital).

Ces moyennes de tarif pour une assurance auto au km dépendent essentiellement du plafond de kilomètres défini au contrat, et de la formule au km proposé par l’assureur. 

Ainsi, une fois définie sa tranche de kilométrage maximale à ne pas dépasser (2 000 km, 4 000 km, 5 000 km, 7 000 km, et jusqu’à 20 000 km), le conducteur peut souscrire selon son assureur à :

  • un forfait kilométrique compris entre 4 000 et 20 000 kilomètres annuels. Ce type de formule est la plus répandue chez le marché de l’assurance auto. En règle générale, le conducteur s’engage sur l’honneur sur le plafond de kilomètres avec un contrôle annuel ;
  • un paiement au kilomètre près parcouru, où le conducteur paie sa cotisation en fonction du nombre réel de kilomètres effectués. Le prix au kilomètre varie entre 0,010€ et 0,040€ selon le plafond de kilomètres défini, votre profil de risque et votre assureur. Pour facturer le prix de l’assurance auto au km au réel, le véhicule est équipé d’un boîtier connecté qui enregistre les données de navigation puis les transmet automatiquement à l’assureur.

En cas de dépassement du kilométrage défini au contrat, l’assureur peut appliquer une pénalité financière ou bien proposer à l’assuré d’acheter une recharge de forfait kilométrique (entre 1 000 et 5 000 km). D’autre part, il y a un risque important de majoration de la prime d’assurance lors de la réévaluation du contrat à l’échéance annuelle.

L’assurance auto au km : une formule économique

Depuis quelques années, les compagnies d’assurance proposent des formules d’assurance auto alternatives aux contrats standards. 

Venue tout droit des pays anglo-saxons, l’assurance auto au km ou « Pay as you drive » (Payez autant que vous conduisez) permet ainsi à certains automobilistes de payer moins cher leur assurance auto en échange d’un nombre réduit de kilomètres parcourus à l’année.

Cette formule d’assurance auto est donc très intéressante pour un profil de conducteur spécifique : les petits rouleurs !

Les jeunes conducteurs en particulier peuvent trouver une solution au problème de la surprime appliquée sur leur tarif d’assurance auto. D’autres profils comme les retraités ou les citadins qui utilisent uniquement leur voiture le week-end peuvent aussi être intéressés par cette formule.

En effet, si vous roulez peu ou sur de courtes distances, l’assureur va réduire le risque de sinistralité attaché à votre profil, ce qui aura pour conséquence de faire baisser le montant de votre cotisation annuelle.

Combien vous coûterait l’assurance auto au km Lepermislibre ?

L’offre d’assurance auto au km Lepermislibre s’adresse à tous les budgets et toutes les distances parcourues.

Utilisez notre formulaire de devis d’assurance auto en ligne pour obtenir en quelques clics une estimation de votre prime annuelle. Sachez que vous pouvez réaliser jusqu’à 500€/an d’économies avec notre formule assurance auto au km Lepermislibre par rapport à une formule standard !

Notre formule d’assurance auto au km est 100% en ligne et se compose d’un forfait kilométrique au choix à partir de 3 000 km ainsi que des garanties modulables en fonction du niveau de protection souhaitée. Le tout est accessible sans surprime, ni frais cachés !

Et ce n’est pas tout puisqu’il y a de nombreux avantages dans notre assurance auto au km : une assistance 0 km 24H/24 et 7J/7, le report des kilomètres non utilisés dans son forfait sur l’année suivante, la possibilité d’acheter des recharges kilométriques en cours d’année, des franchises auto modulables, une protection juridique incluse, etc.

En résumé, le coût d’une assurance auto au km permet d’obtenir de substantielles économies sur son budget par rapport à une assurance auto classique au kilométrage illimité. Toutefois pour que cette formule reste avantageuse, il est important de respecter le  nombre de kilomètres à parcourir dans l’année.

Défaut de contrôle technique : quels risques pour son assurance auto ?

contrôle technique

La réalisation du contrôle technique est obligatoire pour la majorité des véhicules automobiles pour particuliers et professionnels. En cas d’oubli ou de retard, le défaut de contrôle technique est considéré comme un délit passible d’une amende forfaitaire. Au-delà des sanctions légales, il existe également des risques au niveau de votre couverture d’assurance auto en cas d’accident de la route. Découvrez en quoi consiste cette visite périodique et les diverses conséquences en cas de non présentation d’un contrôle technique valide.

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Qu’est-ce que le contrôle technique ?

Un contrôle technique obligatoire périodique doit être réalisé sur tout véhicule automobile dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est inférieur ou égal à 3,5 tonnes. Le premier contrôle technique doit être effectué à partir de sa 4e année de mise en circulation.

contrôle technique

Institué par l’article R323-1 du Code de la route, cet examen technique porte sur 133 points de contrôle afin de vérifier l’entretien et la conformité du véhicule vis-à-vis des normes de sécurité en vigueur. Les points de vérification du contrôle technique concernent différents éléments du véhicule : les dispositifs d’éclairage et de signalisation (feux de route, feux de croisement, etc.), le freinage, l’identification du véhicule, etc.

Aussi, tout propriétaire d’un véhicule automobile doit se rendre tous les deux ans dans un centre de contrôle technique agréé par l’Etat afin de respecter cette obligation.

A l’issue du contrôle technique, un procès-verbal (PV) est remis au conducteur du véhicule. Ce document mentionne les éventuelles défaillances à rectifier classées selon 3 catégories :

  • les défaillances mineures avec avis favorable sans contre-visite obligatoire ;
  • les défaillances majeures qui nécessitent des réparations sous 2 mois avec contre-visite obligatoire ;
  • les défaillances critiques qui impliquent de faire réparer le véhicule dans la journée dans un garage. 

La validation du contrôle technique est mentionnée sur le PV par un avis favorable et l’apposition d’une vignette sur le pare-brise du véhicule.

A noter que le contrôle technique obligatoire doit être effectué à l’initiative du propriétaire et à ses frais (prix moyens entre 60 et 80€).

Qu’est-ce qui est considéré comme un « défaut de contrôle technique »

Tout conducteur qui roule sans contrôle technique en cours de validité peut être sanctionné par les forces de l’ordre lors d’un contrôle routier. Les autorités peuvent considérés comme un défaut de contrôle technique :

  • le non-respect des délais réglementaires fixés tous les 2 ans avant la date d’échéance mentionnée sur le PV ou vignette, ou 6 mois avant la 4e année de première mise en circulation ;
  • des réparations non effectuées suite à des défaillances majeures relevées lors d’un contrôle technique, et non suivies d’une contre visite.

A noter :

Les sanctions pénales en cas de défaut de contrôle technique impliquent une amende forfaitaire de classe 4 fixée à 135 €.

Selon les situations, les forces de l’ordre peuvent ordonner l’immobilisation du véhicule avec rétention de la carte grise. Enfin, une mise en fourrière du véhicule peut être demandée en cas de persistance du défaut de contrôle technique.

Est-ce que je peux être assuré sans contrôle technique (ou périmé) ?

Le risque de sanction civile en cas de défaut de contrôle technique ne doit pas être confondu avec le risque de sanction pénale lors d’un contrôle routier.

Un défaut de contrôle technique lors d’une souscription d’assurance auto n’est pas considéré comme une fausse déclaration par le Code des assurances. En effet, lorsque vous souscrivez à une assurance auto, vous répondez à un questionnaire portant principalement sur votre profil de conducteur et sur les caractéristiques du véhicule. La question de la date du dernier contrôle technique n’est quasiment jamais posée.

En conséquence, l’assureur ne peut pas prouver une fausse déclaration intentionnelle à l’assurance comme le stipule l’article L. 113-8 du code des assurances. Votre contrat d’assurance auto ne peut pas être annulé.

Quel impact sur l’assurance en cas d’accident responsable ou non responsable ?

Les conséquences d’un défaut de contrôle dans un accident responsable ou non responsable sont variables.

  • Dans un accident non responsable, le conducteur reçoit une indemnisation de l’assurance auto sur les dommages corporels et/ou matériels subis ;
  • Dans un accident responsable, la portée de garantie de la responsabilité civile obligatoire ne change pas. Autrement dit, les tiers victimes du sinistre auto sont indemnisés de leurs dommages même en cas d’absence de contrôle technique sur le véhicule du conducteur responsable.

En revanche, le défaut de contrôle technique peut être considéré comme une exclusion ou une limitation de garanties portant sur l’indemnisation des dommages corporels et/ou matériels du conducteur responsable. L’assureur peut ainsi refuser de couvrir en partie ou en totalité les risques couverts par la garantie conducteur. 

Il convient de vérifier si l’absence de contrôle technique est mentionnée comme une exclusion de garanties dans les conditions générales du contrat.

Plus de questions sur le défaut de contrôle technique

Quel est le délai pour faire le contrôle technique ?

La visite technique périodique obligatoire doit être réalisée dans les 6 mois précédant la 4e année de première mise en circulation du véhicule. Ensuite, le délai réglementaire du contrôle technique est fixé à tous les deux ans.

Sachez qu’à l’issue du contrôle technique, des défaillances majeures impliquent une contre visite obligatoire à réaliser sous un délai réglementaire de 2 mois.

Qu’est-ce que je risque si je n’ai pas fait mon contrôle technique ?

En cas d’absence de contrôle technique, vous vous exposez à des sanctions pénales des forces de l’ordre. En cas de contrôle routier, rouler dans un véhicule sans contrôle technique implique une amende forfaitaire de 135 €, voire son immobilisation selon les circonstances.

D’autre part, l’assurance auto peut refuser de prendre en charge vos dommages dans un accident de la route responsable en fonction des conditions générales du contrat.

Quels sont les risques/amendes de rouler avec un contrôle technique périmé ?

Rouler avec un contrôle technique expiré est considéré comme une infraction au Code de la route. Ce risque est le même quelle que soit la période de dépassement : 1 jour, 1 mois, 6 mois, etc.

En conséquence, le conducteur risque d’avoir une amende de 135 € en cas de contrôle routier.

Comment faire des économies avec mon assurance auto ?

Le prix d’une assurance auto est de 647 € en moyenne/an (Source : Lelynx) tous profils confondus et jusqu’à 1 347 €/an pour un profil de jeune conducteur (Source : LeLynx). Un budget important pour de nombreux français, qu’il est impossible de contourner car l’assurance auto est obligatoire. Toutefois, en appliquant quelques bonnes pratiques, vous pouvez réduire le montant de votre cotisation d’assurance. Suivez nos 5 conseils pour économiser sur votre assurance auto !

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Conseil n° 1 : Améliorer votre profil de risque à la conduite

Préservez votre capital confiance auprès de votre assureur en adoptant une conduite sécurisée et respectueuse du Code de la route.

Maintenir son bonus d’assurance auto

Le nombre d’accidents responsables déclarés au cours de l’année va influer fortement sur votre profil de risque et in fine sur le prix de votre assurance auto.

En effet, chaque année, l’assureur applique un coefficient de réduction/majoration ou bonus/malus auto compris entre 0,5 et 3,5. Ce système de “bon point/mauvais point” permet de récompenser les conducteurs adoptant une conduite responsable au cours de l’année.

  • Sans accident d’auto responsable sur une année, le coefficient est revu à la baisse et le conducteur bénéficie d’un bonus d’assurance auto. L’assureur applique un coefficient de 0,95 sur le dernier coefficient en date, soit l’équivalent d’une réduction de 5 % sur le prix de son assurance auto chaque année.
  • Avec un sinistre responsable, la prime d’assurance auto peut augmenter en moyenne de 25 % avec l’application d’un coefficient de 1,25 sur le dernier coefficient en date.

Prenons un exemple simple : le tarif de votre assurance auto est de 650 € avec un bonus de 0,85. Sans accident responsable pendant 3 ans, le tarif de votre assurance auto peut être réduit à 474 € soit une économie de 176 € !

Ne pas déclarer tous les petits sinistres auto responsables

Faire profil bas sur certains sinistres est une autre astuce à appliquer pour économiser sur le tarif de votre assurance auto.

Imaginons, vous provoquez un petit accident de la route avec un rétroviseur cassé pour seul dommage. Selon votre niveau de garanties, vous pouvez déclarer ce sinistre auto et obtenir une prise en charge de votre assureur. Seulement, ce dernier est en droit de vous appliquer un malus auto. Parfois, il est plus avantageux économiquement de prendre en charge vous-même les réparations !

Conseil n°2 : Comparer les offres d’assurance auto sur le marché

Pour économiser sur le prix d’une assurance auto, l’astuce classique est de faire jouer la concurrence. Le plus rapide et pratique est de faire appel à un comparateur d’assurance en ligne qui va sélectionner pour vous les meilleures assurances auto du marché.

A garanties équivalentes, faites établir plusieurs devis d’assurance auto. C’est aussi l’occasion pour vous de faire le point sur vos besoins en termes de couverture d’assurance auto. Certaines garanties ne sont peut-être plus adaptées à votre situation actuelle :

  • votre assurance tous risques est-elle justifiée pour une voiture ancienne de plus de 5 ans ?
  • devez-vous conserver la garantie valeur de remplacement à neuf pour une voiture qui n’est plus cotée à l’Argus ?

En fonction de ses besoins, il peut être utile de réduire ses garanties en choisissant une formule d’assurance auto au tiers ou tiers complémentaire. De même, supprimez les garanties qui peuvent être en doublon avec d’autres assurances (ex. : la protection juridique est souvent déjà incluse dans une assurance habitation ou une assurance accidents de la vie).

Négociez aussi les niveaux de franchises d’assurance auto pour réduire le montant de votre cotisation annuelle. En optant pour une franchise plus élevée, l’assureur peut réduire le montant de votre prime d’assurance.

Conseil N°3 : Payer uniquement les kilomètres parcourus

Une assurance petits rouleurs comme l’assurance auto au km peut être une solution pour économiser sur le prix de votre assurance. Ce type d’assurance est spécialement étudié pour les profils de conducteurs avec peu de kilomètres au compteur en fin d’année : moins de 10 000 km en moyenne.

Concrètement, votre prime d’assurance auto est calculée en fonction du nombre de kilomètres parcourus ! Aussi, il peut être intéressant de choisir l’assurance auto au km si vous avez peu de trajets quotidiens ou si vous utilisez votre véhicule sur de courtes distances.

En moyenne, sachez que l’assurance auto au km permet de réaliser de 30 à 40 % d’économies sur le prix de son assurance auto, soit 250 €/an en moyenne par rapport à une assurance auto standard.

Conseil N°4 : Eviter les voitures trop puissantes

Un bolide surpuissant est synonyme de haut risque de sinistralité pour les assureurs. En effet, la vitesse est en cause dans 30% des accidents de la route mortels chaque année en France (Source : Sécurité routière). Aux yeux de l’assureur, le risque prévisionnel à couvrir est important, ce qui implique fatalement un tarif d’assurance auto élevé.

Aussi, il est recommandé de choisir une voiture de moyenne ou petite cylindrée. Le profil de risque du véhicule est ainsi revu à la baisse par l’assureur, ce qui vous permet de réaliser des économies sur le prix de votre assurance auto.

Conseil n°5 : Protéger votre véhicule (garage, box…)

Informez votre assureur de tout élément qui peut vous aider à diminuer le risque attaché à votre véhicule. Par exemple, le lieu de stationnement du véhicule est un critère ayant une influence sur le prix d’une assurance auto. Aussi, un stationnement sécurisé comme un box de parking fermé est plus sécurisant qu’un parking ouvert ou pire, la voie publique !

Dans le même ordre d’idée, n’hésitez pas à signaler à votre assureur que le véhicule est doté d’un système antivol.

En résumé, il existe des astuces simples pour économiser sur le montant de sa prime d’assurance auto. En utilisant ces leviers, vous pouvez obtenir des réductions substantielles sur le montant de votre prime d’assurance.

Comment récupérer son bonus auto ? 

Que vous soyez un conducteur expérimenté ou un jeune conducteur, vous êtes concerné par le bonus auto. Il impacte directement le prix de votre prime d’assurance auto et vous avez tout intérêt à le maintenir en dessous de 1. Un bonus auto inférieur à 1 signifie une diminution du coût de votre assurance auto. Si votre bonus auto est supérieur à 1 vous serez considéré comme un conducteur malussé, les frais d’assurance augmenteront en conséquence.

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Que signifie bonus/malus en assurance auto ? 

Tout au long de votre vie de conducteur, vous serez amené à cumuler du bonus ou du malus sur votre contrat d’assurance auto. Le but du bonus/malus est de récompenser les bons conducteurs en leur accordant une réduction sur la prime de base de l’assureur. Il sert également à pénaliser les moins bons conducteurs en appliquant une augmentation sur leur prime d’assurance. Le coefficient de réduction majoration (CRM), plus simplement appelé bonus/malus est un coefficient qui s’applique au montant de votre assurance auto. Il détermine annuellement le tarif de votre contrat. Lorsque vous souscrivez à votre premier contrat d’assurance auto, votre bonus initial est de 1. Ce qui signifie que vous paierez 100% du montant indiqué sur votre contrat d’assurance.

Chaque année écoulée sans commettre de sinistre responsable vous permettra de diminuer votre bonus de 5% par rapport à l’année précédente. Concrètement, votre ancien bonus de 1 vaudra alors 0,95 au bout d’un an.

En d’autres termes, votre facture d’assurance baissera de 5%, vous ne paierez plus que 665€ (700 x 0.95) si le montant de votre prime était de 700€ l’année précédente. Vous pourrez atteindre le bonus maximal de 0.50 au bout de 13 années consécutives sans sinistre responsable. Votre prime d’assurance sera alors 2 fois moins chère qu’elle l’était au moment de la souscription du contrat.

Si vous êtes déclaré responsable d’un sinistre votre coefficient augmentera de 25% et passera donc à 1,25. Le coût de votre prime d’assurance augmentera également de 25% et vous payerez alors 875€ (700×1.25) si vous aviez payé 700€ l’année précédente. Le malus auto est plafonné à 3.5, si le montant de votre prime d’assurance était de 700€ initialement, votre prime ne pourra pas excéder 2 450€ (700 x 3.5).

Lorsque vous êtes responsable d’un sinistre à 50%, vous êtes alors déclaré comme semi-responsable et votre bonus/malus augmentera de 12.5%. Il passera donc à 1.125 et le montant de votre prime sera de 787.5€ (700 x 1.125) si le coût de l’année précédente était de 700€.

Les raisons qui provoquent du malus sur l’assurance ? 

Les raisons qui causent du malus sont les sinistres responsables et semi-responsables. Certains sinistres ne sont donc pas pris en compte dans le calcul du CRM, c’est le cas des : 

  • incendies de voiture 
  • vols de voiture
  • bris de glace 
  • accidents de stationnement sans tier identifié

Les accidents de la route dans lesquels le conducteur est responsable causent une majoration du coefficient de bonus de 25% par rapport à l’année précédente. Un bonus qui valait 0.75 vaudra donc 0.93 (0.75×1.25) à la suite d’un accident responsable. Un conducteur en état d’ivresse responsable d’un accident subira une majoration de son bonus de 150%.

Dans le cas d’un stationnement gênant, le bonus augmentera de 12.5%. Si le stationnement est régulier alors le bonus ne sera pas impacté.

La majoration du coefficient du bonus auto est également impactée par la suspension et l’annulation du permis de conduire. Dans le cas d’une suspension de permis comprise entre 2 et 6 mois, le bonus augmente de 50%. Pour une suspension de plus de 6 mois, le bonus est doublé. En ce qui concerne une annulation ou plusieurs suspensions de plus de 2 mois au cours de la même période, la majoration est de 200% : le coût de votre prime d’assurance auto triple.

Bon à savoir : le bonus/malus auto est conservé lorsque vous changez d’assurance auto. Il n’est pas possible de repartir à un bonus de 1 en souscrivant à une nouvelle assurance. Le seul moyen de faire baisser son malus est de soigner sa conduite pour ne plus être responsable ni semi-responsable d’un sinistre.

Comment récupérer son bonus ? 

Vous avez accumulé du malus auto ? Tout n’est pas perdu, vous pouvez toujours récupérer votre bonus auto. Pour cela, il vous suffit de ne pas être responsable ou ni semi-responsable d’un sinistre au cours des 12 derniers mois. 

Quel délai pour récupérer son bonus ?

  • Au bout d’une année sans sinistre responsable ou semi-responsable votre malus diminue de 5%. Avec un malus de 1.8 l’année précédente, vous aurez donc un nouveau malus de 1.71 (0.95×1.8). Dans le cas où votre prime d’assurance était de 1 250€, votre nouveau tarif sera de 1 187.5€ (1250×0.95).
  • À la fin de la 2ème année consécutive sans commettre de sinistre responsable ou semi-responsable, votre bonus auto est automatiquement rétabli à 1. Le montant de votre prime d’assurance sera alors égale à celui de référence, peu importe de combien était votre malus. 

En plus de vous garantir une meilleure sécurité, adopter une bonne conduite vous permettra d’accumuler du bonus rapidement, ce qui fera baisser le prix de votre assurance auto. Au bout de 4 années sans sinistre responsable ou semi-responsable vous économiserez 20% du prix de votre assurance auto, ce n’est pas négligeable !

Quels sont les critères de tarification de l’assurance auto ?

tirelire

Le montant de sa prime d’assurance auto dépend de multiples paramètres. Les principaux critères qui permettent d’établir le prix d’une assurance auto concernent le profil du conducteur et du véhicule, ainsi que son usage. Découvrez en détail ces facteurs pour comprendre la tarification appliquée par votre assureur.

SOMMAIRE

Les critères qui définissent le prix de l’assurance auto

Le tarif d’une assurance auto peut varier de plusieurs centaines d’euros entre assurés en fonction de critères précis. Décryptage.

Le profil du conducteur et profils à risque

Le calcul de la prime d’assurance auto va se baser en grande partie sur la personne au volant du véhicule. Le profil du conducteur va être analysé via :

  • ses caractéristiques personnelles (âge, adresse, profession ou activité, ancienneté du permis de conduire) ;
  • ses antécédents de conducteur, comme le nombre de sinistres déclarés sur l’année. L’assureur se réfère au coefficient bonus/malus relevé sur le relevé d’information. Le calcul de cet indicateur permet d’augmenter (malus auto) ou réduire le montant (bonus auto) de la prime d’assurance.

A partir de ces éléments, certains conducteurs sont catégorisés comme des profils à risque du fait de leur sinistralité ou de leur profil. Ainsi, les jeunes conducteurs (moins de 3 ans de permis) du fait de leur manque d’expérience au volant, sont considérés comme ayant une probabilité plus importante d’avoir des accidents de la route. En conséquence, le tarif de leur assurance auto est assortie d’une surprime.

Les critères liés au véhicule

La couverture assurantielle d’une assurance auto porte sur le véhicule en priorité. En conséquence, les caractéristiques propres au véhicule ont une forte influence sur le calcul du tarif de son assurance auto :

  • la marque et le modèle du véhicule ;
  • voiture d’occasion ou voiture neuve ;
  • la puissance fiscale (chevaux fiscaux CV) ;
  • la valeur du véhicule ;
  • l’âge du véhicule.

Ainsi, l’assureur va considérer certains types de véhicules avec un risque de sinistralité plus important. Le tarif d’une assurance auto pour une voiture puissante et de grande valeur est plus élevé que celui d’une voiture d’occasion avec une petite motorisation. En moyenne, le remboursement est plus important en cas d’accident de la route, de vol ou d’incendie.

Les critères d’usage du véhicule

L’usage que l’on fait de son véhicule est également un critère clé de tarification de l’assurance auto et concerne :

  • le type de stationnement envisagé : parking fermé ou ouvert, garage privé, voie publique, etc. ;
  • le nombre de km moyens parcourus sur une année ;
  • le type de trajet (professionnel, privé, les deux) ;
  • le nombre de conducteur désigné au contrat (prêt du véhicule à conducteur occasionnel, conducteur secondaire) ;
  • la fréquence d’utilisation.

Ainsi, l’assureur va considérer que la prévision du risque de certains modes de stationnement est plus élevée (voie publique vs parking privé fermé).

Les garanties de l’assurance auto

Le tarif de l’assurance auto peut également être modulé en fonction du choix de garanties de l’assuré :

  • la couverture minimale et la moins chère proposée par l’assurance au tiers ;
  • l’équilibre de couverture et de prix de l’assurance au tiers complémentaire ;
  • les garanties complètes et la formule la plus chère offerte par l’assurance tous risques.

Quel est le prix moyen d’une assurance auto en France ?

Le tarif moyen d’une assurance auto toutes formules et profils confondus est de 641€ pour l’année 2021 (étude LeLynx). On constate cependant de grandes disparités de prix entre assurés. En comparaison, le prix d’une assurance auto pour jeune conducteur est en moyenne de 1347€ (source).

Pour réduire le montant de sa prime, il est conseillé de comparer les formules d’assurance auto et de souscrire à des garanties adaptées à son profil de risque. Ainsi, un jeune conducteur peut réduire le tarif de son assurance auto avec plusieurs astuces : acheter une voiture d’occasion, se concentrer sur des garanties minimales (tiers, tiers plus), souscrire à une formule petits rouleurs comme l’assurance auto au km, etc.

Maintenant, vous comprenez les facteurs pouvant impacter le montant d’une prime d’assurance auto. Toutefois avec ces connaissances, il vous est possible d’obtenir un bon tarif pour son assurance auto en comparant les offres des assureurs.

L’assurance auto au km VS les assurances auto pay how/when you drive

La formule d’assurance auto au km est plébiscitée depuis quelques années par les conducteurs pour les économies importantes qu’elle permet de réaliser sur sa prime d’assurance auto. Les assureurs proposent d’autres formules d’assurance auto alternatives – Pay : how/when you drive – basées sur la fréquence d’utilisation et le comportement au volant du conducteur. Chacune de ces solutions d’assurance auto économiques présentent des atouts et des inconvénients à connaître avant de souscrire un contrat.

SOMMAIRE

Les différents types d’assurance auto économiques

Sur le marché de l’assurance auto, trois types d’assurance auto ont émergé depuis quelques années : les assurances auto pay as/when/how you drive. Ces offres d’assurance à l’usage ou au comportement au volant permettent de réduire le montant de la cotisation d’assurance de l’ordre de 30% à 40% en moyenne par rapport à des assurances auto standards (source).

Pay as you drive : l’assurance au Km

L’assurance auto au km parcouru est une formule consistant à calculer le montant de la cotisation en fonction du nombre de kilomètres parcourus sur une année. Cette forme d’assurance auto à l’usage fonctionne sur le principe du forfait kilométrique (achat de forfait auprès de l’assureur) ou sur le kilométrage réel parcouru (via un boîtier connecté ou une déclaration des kilomètres auprès de l’assureur). Moins vous roulez, moins votre assurance auto vous coûte chère. A l’instar de notre assurance auto au km Lepermislibre qui séduit de nombreux conducteurs petits rouleurs ou conducteurs occasionnels.

Pay how you drive

L’assurance auto pay how you drive que l’on peut traduire en payez en fonction de votre conduite est une formule d’assurance qui récompense les conducteurs pour leur  bonne conduite (0 sinistre, respect du Code de la route, …) en leur proposant une assurance moins chère. Le montant de la cotisation annuelle est calculé selon le profil de l’assuré (conducteur à risque ou conducteur responsable) via un boîtier connecté enregistrant les données de conduite (freinage, accélération, négociation des virages…).

Pay when you drive

L’assurance auto pay when you drive ou assurance à la minute est une forme d’assurance à l’usage. Ce type de formule consiste pour le conducteur à payer une cotisation d’assurance selon le nombre de fois où il utilise son véhicule. Le calcul du montant de l’assurance auto est réalisé en fonction du nombre de jours d’utilisation du véhicule. Concrètement, moins vous roulez (-5 jours/semaine, peu importe la distance), moins votre assurance auto est chère.

L’assurance au km et les autres assurances auto pay how/when you drive : avantages et inconvénients

 Points positifsPoints négatifs
  Pay as you drive L’assurance au km    Réduction de la cotisation annuelle de 30 à 40% par rapport aux formules standards Formule adaptée aux petits rouleurs ayant un profil de conducteur moins à risque Couvertures assurantielles identiques aux formules standards : tiers, tiers complémentaire et tous risques Forfait kilométrique à définir lors de la souscriptionNécessité pour le conducteur d’avoir un suivi des distances parcourus soit par un boitier, soit par envoi du kilométrage à l’assureur 
 
Pay how you drive 
Obligation d’avoir une conduite irréprochableCertains comportements de conduite peuvent être interprétés à tort comme à risque par le boitier connectéNécessité de brancher un boîtier connecté au véhicule
 Pay when you drive Obligation de conduire moins de 5 jours par semaineNécessité d’avoir un boîtier connecté au véhicule

Les assurances as/when/how you drive sont de nouvelles formules d’assurances adaptées aux petits rouleurs ou conducteurs occasionnels. A l’instar des profils de jeune conducteur qui peuvent accéder à des garanties complètes à petits prix, sans surprime sur leur cotisation annuelle.

La carte grise ou certificat d’immatriculation

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Le certificat d’immatriculation, communément appelé carte grise, est un document réglementaire obligatoire pour circuler sur les routes de France. Pourquoi est-il obligatoire de faire sa carte grise ? Quelles sont les démarches pour obtenir son certificat d’immatriculation ?

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SOMMAIRE

Qu’est-ce qu’une carte grise (certificat d’immatriculation) et à quoi sert -elle ?

Tout véhicule motorisé en état de circuler doit obligatoirement avoir une immatriculation pour l’identifier (article R322-1 du code de la route). Ce numéro d’immatriculation du véhicule est consigné avec d’autres informations importantes, dans un document officiel « le certificat d’immatriculation » connu le plus souvent sous le nom de « carte grise ». 

L’obligation d’établir une carte grise concerne différents types de véhicules à moteur : voitures particulier et utilitaires, deux-roues ou 3 roues (motos, scooters, tricycles et quadricycles), tracteurs et engins agricoles, remorques de plus de 500kg en PTAC (poids total autorisé en charge). 

Le certificat d’immatriculation est une sorte de carte d’identité d’un véhicule établi au nom du propriétaire. Attention, pour autant la carte grise ne peut pas être considérée comme un titre de propriété (arrêté du 17/04/1991 relatif à l’immatriculation des véhicules). 

Dans la pratique à l’occasion d’un contrôle routier, il sert aux forces de l’ordre à vérifier que le véhicule est parfaitement identifié et conforme à la mise en circulation.

Les principales mentions obligatoires de la carte grise sont :

  • le numéro d’immatriculation ;
  • l’identité du propriétaire du véhicule ;
  • les caractéristiques du véhicule (nombre de places assises, cylindrée, marque et modèle, etc.) ;
  • la mise en conformité vis-à-vis de la réglementation (passage au contrôle technique) ;
  • la date de première immatriculation.

Comment obtenir un certificat d’immatriculation ?

Depuis le 6 novembre 2017, il est indispensable de réaliser sa demande de carte grise en ligne sur internet. Ainsi, il n’est plus possible de se rendre dans une préfecture pour effectuer sa démarche d’immatriculation du véhicule. Cette modification fait suite à la volonté des pouvoirs publics de développer le système des télé-procédures dans le cadre des titres officiels sécurisés (carte d’identité, passeport, permis de conduire, etc.).

Où faire sa demande de carte grise ?

Toute demande d’un certificat d’immatriculation pour son véhicule passe obligatoirement par le Système d’immatriculation des véhicules (SIV). Cette centralisation des données d’immatriculation permet d’effectuer sa demande de carte grise en ligne :

  • via l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) ;
  • via un des différents points numériques disponibles en préfecture pour les personnes sans accès internet ;
  • via un professionnel (garage, concessionnaire automobile, etc.) agréé par le Ministère de l’Intérieur.

Quels documents sont nécessaire pour faire une carte grise ?

Le dossier de demande de carte grise ou certificat d’immatriculation s’accompagne d’un ensemble de pièces administratives. Le nombre et le type de documents nécessaires pour faire une carte grise varie selon le type de véhicule.

Pour une voiture d’occasion :

  • une pièce d’identité en cours de validité ;
  • un justificatif de domicile de -6 mois ;
  • le formulaire de certification d’immatriculation (cerfa 13750*07)  ;
  • la déclaration de cession du véhicule (cerfa 15776*02) ;
  • l’ancien certificat d’immatriculation avec la mention « vendu le xx/xx/xxxx » + contrôle technique de -6 mois ;
  • l’attestation d’assurance automobile ;
  • le permis de conduire.

Pour un véhicule neuf :

  • le formulaire de certification d’immatriculation (13749*05) ;
  • la facture du vendeur ;
  • un justificatif de domicile de -6 mois ;
  • un certificat de conformité remis par le constructeur ;
  • un certificat d’acquisition remis par les services fiscaux (quitus fiscal).

Bon à savoir sur le nouveau certificat d’immatriculation :

Le système SIV délivre un numéro d’immatriculation dont la date de validité est illimitée jusqu’à la destruction ou l’exportation du véhicule. De ce fait, lors d’une vente ou d’un achat d’un véhicule d’occasion, il n’y aucun changement de numéros de plaques d’immatriculation.

Quels délais pour faire une carte grise ?

Une fois le dossier de demande déposé, les délais de fabrication de la nouvelle carte grise sont en moyenne de 24-48 heures. Ensuite, les délais moyens pour recevoir son certificat d’immatriculation sont relativement courts. Soit 7 jours après le dépôt du dossier de demande de certificat d’immatriculation (sous conditions d’avoir remis l’ensemble des pièces justificatives demandées).

A noter que le SIV délivre un certificat provisoire d’immatriculation (CPI) au demandeur en attendant la réception du titre sécurisé définitif. Le CPI a une durée de validité de 1 mois. Cette carte grise provisoire est similaire au certificat d’immatriculation définitive. A ce titre, le CPI peut être utilisé pour circuler sur les routes, mais également dans le cadre d’une vente d’un véhicule d’occasion.

Prix d’un certificat d’immatriculation

Le tarif d’une carte grise varie en fonction de l’addition de 4 taxes :

  • la taxe régionale ou taxe cheval fiscal (CV) qui est fonction de la puissance du véhicule. Comme son nom l’indique, cette taxe est fixée par chaque région ;
  • la taxe formation professionnelle pour les véhicules à usage professionnel qui est fonction du poids du véhicule. Son montant varie entre 34€ et 285€ ;
  • la taxe sur les véhicules polluants ou taxe CO2 qui est appliquée uniquement pour une 1ère immatriculation en France sur certains véhicules ayant un taux d’émission de CO2 par kilomètre élevé ;
  • une taxe fixe de 11€.

Pour évaluer en un coup d’œil le montant de sa carte grise, vous pouvez utiliser un simulateur du coût du certificat d’immatriculation.

 A titre d’exemple, le prix d’un certificat d’immatriculation pour un véhicule automobile avec 4CV, avec un taux de CO2 inférieur à 103g/km, situé dans la région PACA et fonctionnant à l’essence, est de :

taxe régionale (4CVx51,20€)

+ taxe professionnelle 0€

+ taxe malus 0€

+ taxe fixe 11€

= 215,80€ TTC. 

Carte grise et assurance auto : quid des démarches ?

Le certificat d’immatriculation et l’assurance auto partagent un caractère commun : tous deux sont indispensables pour pouvoir circuler légalement sur le réseau routier. Par ailleurs, les modalités de souscription existantes font que l’un ne va pas sans l’autre. Explications.

Est-il possible de faire une carte grise sans assurance ?

Depuis le décret n° 2017-1278 du 9 août 2017 portant diverses mesures de dématérialisation et de modernisation des procédures relatives à l’immatriculation des véhicules, la liste des pièces justificatives à l’obtention d’une carte grise mentionne l’obligation de produire une attestation d’assurance auto. Précisément sur la garantie minimale de responsabilité civile ou assurance au tiers.

Pour rappel, rouler sans assurance, tout comme rouler sans carte grise, est interdit par la loi. Tout conducteur qui se soustrait à l’obligation d’assurer son véhicule à moteur est passible de sanctions financières (amende) et pénales (annulation ou suspension du permis de conduire, confiscation du véhicule, etc.).

Est-ce que la carte grise doit être au même nom que l’assurance ?

Dans certaines circonstances, un conducteur peut souhaiter assurer un véhicule dont il n’est pas propriétaire : un parent handicapé ne peut plus conduire, un prêt de véhicule, etc. Est-il possible dans ce cas d’assurer le véhicule à son nom même si la carte grise est au nom d’une autre personne ?

Légalement, rien n’interdit cette pratique. Toutefois, l’assureur peut refuser la souscription d’une assurance auto pour une carte grise avec un nom différent de l’assuré (risque de fraude avec un conducteur malussé ou sinistré). Il est donc conseillé de jouer carte sur table concernant votre demande. Dans le cas où la réponse de la compagnie d’assurance est positive, vous avez le choix entre être désigné comme conducteur principal ou conducteur secondaire.

Que faire en cas de perte de carte grise ?

En cas de perte ou de vol de votre certificat d’immatriculation, il est possible de faire une demande de duplicata de carte grise.

Cette demande doit être faite en ligne par le titulaire ou cotitulaire du certificat d’immatriculation sur le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Dans le cas d’un vol de carte grise, il est obligatoire de faire une déclaration auprès d’un commissariat ou de la gendarmerie.

La délivrance du duplicata de carte grise intervient sous les mêmes délais de livraison et les mêmes coûts qu’une demande classique.

Quels risques si je ne fais pas ma carte grise ?

Tout véhicule à moteur doit être immatriculé lors de sa mise en circulation. En conséquence, le défaut de carte grise est une infraction au code de la route. Dans le cas où il est soumis à un contrôle routier, le conducteur s’expose à des sanctions financières de différentes portées en fonction de la raison de l’absence de carte grise :

  1. Le conducteur a oublié sa carte grise chez lui, dans ce cas la non-présentation de son certificat d’immatriculation est sanctionnée d’une amende forfaitaire de 11€. Il devra présenter sa carte grise au commissariat de police ou à la gendarmerie dans un délai de 5 jours sous peine d’avoir une amende majorée de 135€ ;
  2. Le conducteur n’a pas fait de carte grise pour son véhicule, dans ce cas l’amende forfaitaire est de 135€, majorée à 750€.

Relevé d’information d’assurance auto

Le relevé d’information d’assurance auto est un document légal, capital et incontournable, dans votre vie de conducteur. Il retrace parfaitement et avec exactitude votre historique au volant pour votre compagnie d’assurance actuelle. C’est un récapitulatif, daté, de toutes les informations relatives à la conduite de l’assuré. C’est un peu le curriculum vitae du conducteur assuré qui contient toutes les informations importantes. Mais à quoi sert-il exactement ? Comment l’obtenir facilement ? Quelles informations contient-il ? Est-il possible d’assurer sa voiture sans relevé d’information ? Lepermislibre vous dit tout sur le relevé d’information d’assurance auto. 

SOMMAIRE

Qu’est-ce que le relevé d’information ? À quoi sert-il ?

Le relevé d’information de l’assurance auto, aussi appelé relevé de situation, est un document légal retraçant l’historique de chaque conducteur, y compris lorsqu’il change de compagnie d’assurance. Il s’agit d’un papier qui indique tout un tas d’informations essentielles vous concernant, ainsi que tous les autres conducteurs éventuellement mentionnés dans le contrat d’assurance, et également votre véhicule et votre contrat d’assurance auto actuel. 

En règle générale, il notifie tous les sinistres enregistrés au contrat, survenus au cours des 5 dernières années. Il faut savoir que tous les types de sinistres sont notés, qu’il s’agisse d’un bris de glace, d’une tentative de vol, de dommages suite à un accident pour lequel vous êtes responsable ou non, etc. 

Les conducteurs ont particulièrement besoin du relevé d’information lors d’un changement d’assurance auto. En cas de souscription d’un nouveau contrat d’assurance auto auprès d’un nouvel assureur, ce document est obligatoire. Encadré par la loi, le relevé d’information est régi par les articles 12 et 13 de l’annexe à l’article A121-1 du Code des Assurances. 

Le relevé d’information voiture a une double utilité : 

  • évaluer le comportement d’un conducteur 
  • adapter le contrat en fonction de l’historique du conducteur 

Sans oublier que le relevé d’information auto / relevé de situation permet au nouvel assureur de connaître le bonus-malus, soit le fameux coefficient de réduction ou de majoration acquis par le conducteur assuré. Ce coefficient est un élément clé pour fixer une tarification juste par la nouvelle compagnie d’assurance. Toutes ces informations permettent d’évaluer le « profil de risque ». 

Comment obtenir son relevé d’information assurance auto ?

Il faut savoir que le relevé d’information auto vous est envoyé automatiquement chaque année à l’échéance du contrat, soit au moment de la date anniversaire de la signature. Mais il n’est pas nécessaire d’attendre la date anniversaire pour obtenir son relevé d’information. L’assuré peut en faire la demande à tout moment, même en cours d’année, et même s’il ne compte pas changer d’assurance auto. En général, l’envie de changer d’assurance auto – et donc de la résilier – est la principale raison qui motive les demandes de relevés d’information. 

Dans le cas où vous décideriez de résilier votre contrat d’assurance auto, le relevé d’information relatif à votre historique est édité automatiquement. Si vous changez d’assurance en vous appuyant sur la loi Hamon, dite loi Consommation, le relevé de situation sera transmis d’office à votre nouvel assureur qui est en charge des démarches administratives. Libre à vous de demander un exemplaire de ce document pour l’avoir également. 

Pour obtenir ce document, il suffit d’en faire la demande auprès de votre compagnie d’assurance : 

  • en ligne (certains assureurs proposent des espaces personnels sur leur site)
  • par téléphone 
  • par courrier (y compris électronique)

Attention, certains assureurs demandent une lettre recommandée avec avis de réception. 

En vertu de l’article A 121-1 du Code des assurances, l’assureur dispose d’un délai légal maximum de 15 jours pour vous faire parvenir le document à la suite de votre demande expresse.

Exemple de relevé d’information d’assurance auto

Pour faire la demande de relevé d’information d’assurance auto auprès de votre assureur, vous pouvez utiliser des modèles de lettres disponibles sur Internet. Il existe d’ailleurs une lettre type de relevé d’information d’assurance qui est relativement simple et efficace. 

Dans chaque modèle de lettre de relevé d’information assurance auto, figurent certaines indications essentielles : 

  • coordonnées complètes de l’assuré 
  • coordonnées complètes de l’assureur 
  • objet du courrier 
  • numéro de contrat et/ou de client 
  • marque de la voiture et numéro d’immatriculation 
  • votre ville 
  • la date d’envoi
  • la demande claire et concise 
  • votre signature 

La phrase type pour la demande d’un relevé d’information est : 

Conformément à l’article 12 de l’article annexe à l’arrêté A121-1 du code des assurances, je vous remercie de me faire parvenir le relevé d’information de mon contrat d’assurance automobile dont vous trouverez ci-dessus les références. 

N’hésitez pas à rappeler qu’ils disposent d’un délai maximum de 15 jours pour vous faire parvenir ce document. L’avantage est que ce genre de démarches est devenu aujourd’hui très simple. Vous allez pouvoir trouver des lettres type de relevé d’information d’assurance auto sur le web. Vous n’aurez plus qu’à trouver celle qui vous convient, à la télécharger et à la personnaliser. Le tour est joué ! 

Quelles informations contient ce document ?

Le relevé d’information / relevé de situation contient un certain nombre d’informations essentielles fixées par le Code des assurances, en son article A121-1. Elles ne portent pas uniquement sur le conducteur assuré, mais également sur le véhicule à couvrir. 

Les éléments qui doivent figurer obligatoirement dans le relevé d’information :

  • la date de souscription au contrat d’assurance auto 
  • les informations concernant l’assuré mais également chaque conducteur désigné au contrat : nom, prénom, date de naissance, date d’obtention du permis de conduite, numéro et date de délivrance du permis de conduire
  • les informations relatives au véhicule assuré : numéro d’immatriculation, modèle, type d’usage, date de mise en circulation 
  • le nombre, la date et la nature des éventuels sinistres qui ont pu survenir au cours des 5 années précédant la date d’établissement du relevé d’information
  • l’identité du conducteur et la part de responsabilité (absence, partielle, totale) retenue pour chacun des sinistres 
  • le bonus-malus, soit le coefficient de réduction-majoration appliqué au contrat lors de sa dernière échéance annuelle
  • la date à laquelle toutes les informations précédentes ont été arrêtées

Certaines compagnies d’assurance n’hésitent pas à faire un excès de zèle en ajoutant des informations facultatives à leur guise telles que le modèle du véhicule assuré, sa date de première mise en circulation, l’usage souscrit, etc. 

Peut-on assurer sa voiture sans relevé d’information ?

Pour souscrire une assurance auto, qu’il s’agisse d’une assurance auto au tiers, au tiers + ou tous risques, le conducteur est obligé de fournir un relevé d’information / situation. Cependant, il est important de rappeler que plusieurs situations peuvent amener un conducteur à ne pas avoir de relevé d’information. 

Exemples : 

  • Il n’a jamais été assuré comme conducteur principal
  • Il ne dispose plus d’assurance auto depuis au moins deux ans
  • Il est âgé de plus de 23 ans, mais n’a jamais eu de véhicule (et donc d’assurance auto !) 
  • Il conduisait un véhicule de fonction, assuré au nom de sa société 

Tous ces profils de conducteurs sont appelés « conducteurs sans antécédents ». Pour ces derniers, il peut être très complexe de souscrire une assurance auto. En effet, ne disposant pas d’un relevé d’information, ils vont devoir remplir un questionnaire afin d’établir leur profil, mais ils ne peuvent rien justifier. Dès lors, ils sont considérés comme des profils à risque. 

À l’instar des jeunes conducteurs, les futurs assurés sans relevé d’information peuvent être assurés. La difficulté est qu’ils subissent généralement une surprime importante afin de pallier leur manque d’expérience. Sans oublier que sans relevé d’information, ils ne peuvent prétendre à aucun bonus-malus ayant un rôle important sur la tarification des contrats d’assurance auto. 

Si vous êtes dans une de ces situations, nous vous conseillons de négocier avec votre assureur pour tenter de bénéficier d’un geste commercial ou de souscrire une assurance auto sans antécédents. Il s’agit d’une assurance voiture spécialisée dans les conducteurs sans antécédents. Sans surprise, les tarifs sont plus élevés que pour une assurance classique, mais elle offre une couverture complète.  Vous pouvez également utiliser un comparateur d’assurance auto en ligne gratuit et sans engagement. Il suffit de remplir un formulaire en ligne pour recevoir une liste de devis personnalisés adaptés au profil. 

En cas de fausse déclaration 

Un sinistre peut survenir entre deux contrats. Par exemple, l’ancien assureur édite le relevé d’information pour la nouvelle compagnie d’assurance, mais quelques jours après, le conducteur connaît un sinistre. Dans tous les cas, le sinistre doit être déclaré. Ne pas le signaler vous expose généralement à une annulation du contrat auto pour fausse déclaration. 

En définitive, le relevé d’information, véritable allié du conducteur, est un document légal permettant de retracer les 5 dernières années de l’assuré au volant de son véhicule. Tout y est noté pour permettre aux assureurs d’avoir une visibilité complète sur le conducteur et sa voiture, et d’avoir connaissance des antécédents de l’usager. N’hésitez pas à le demander auprès de votre assureur actuel pour voir à quoi cela ressemble et surtout pour connaître votre bonus-malus ! Le document est également présent pour vous rappeler que votre comportement sur la route est très important, tant pour votre sécurité et celle des autres usagers, que pour votre contrat et ce que vous allez payer. Soyez prudent et responsable !